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5 juillet 2016 2 05 /07 /juillet /2016 07:32
1416-2016, 600 ans de l'élevation de la Savoie au titre ducal

Amédée VIII, comte, duc, pape et évêque

Amédée VIII est surement le souverain le plus renommé de la Savoie mais aussi ce qui est paradoxal, peut être pas un des moins connu mais un des plus mystérieux. En effet, sa carrière avec ses succès (il fut élevé au rang de duc) mais aussi ses échecs et ses choix interrogent. Amédée VIII nait à Ripaille en 1383, l'année de la mort du comte vert son grand père. Son enfance se passe calmement à Ripaille dans la résidence qu'à fait construire sa grand mère, Bonne de Bourbon. Il ne reste rien de ce Ripaille de Bonne de Bourbon mais c'était alors une grande résidence princière avec un immense corps de logis de plus de 75 mètres de long dont l'essentiel du gros œuvre aurait été fait en bois. En 1391, son père meurt surement empoisonné. Amédée VIII devient donc comte de Savoie à 8 ans. La suite est tragique et plusieurs « clans » se combattent.

L'origine du comté de Savoie.

Mais avant de continuer, interrogeons nous sur ce « comté de Savoie » qu'hérite le jeune Amédée VIII. Ce comté prend son origine dans un « royaume de Bourgogne ». Ce royaume de Bourgogne n'a rien à voir avec le « duché de Bourgogne » français. C'est un royaume qui comprend l'essentiel du bassin Rhodanien avec la Suisse romande actuelle et le val d'Aoste. Ce royaume de Bourgogne prend son origine dans le royaume des Burgondes fondé en 443 en Sapaudia et est simplement la continuation de ce royaume. En 1032, le roi de Germanie qui est aussi l'empereur du Saint Empire romain hérite de ce royaume qui se transmettra d'empereur à empereur. Cependant, l'autorité impérial s'affaiblira, surtout après 1250 et des états quasi-indépendant vont émerger comme le Dauphiné et le comté de Savoie. En 1350, le comté de Savoie a une capitale Chambéry et une administration déjà très efficace.

carte du royaume de Bourgogne en l'an mil

carte du royaume de Bourgogne en l'an mil

Bonne de Bourbon et Pierre-Châtel

En 1391, Bonne de Bourbon réussit a prendre le pouvoir malgré l'opposition des ducs français comme le duc de Berry, père de la mère d'Amédée VIII, ou les ducs d'Orléans et de Bourgogne. Bonne va retirer avec sa cour à Chambéry et vivre entre cette ville et Bourg en Bresse. Son pouvoir est fragile. En 1393, elle va consolider son pouvoir en élevant à Pierre-Châtel, l'abbatiale que l'on voit encore aujourd'hui. C'était une façon pour elle de s'affirmer en remémorant la fondation prestigieuse de son mari. Celui-ci fonda l'ordre chevaleresque du Collier et la chartreuse de Pierre-Châtel qui était le siège de cet ordre. 1 300 personnes participeront à la pose de la première pierre de l'édifice. C'était une façon de montrer pour la comtesse douairière, sa puissance politique. Preuve de l'importance de Pierre-Châtel pour la vie politique de Bonne de Bourbon, les travaux seront rapide : moins de deux ans pour le gros œuvre. Pierre-Châtel sera de fait la première construction du « règne » d'Amédée VIII. Cette construction mêlant le politique au religieux influencera énormément le jeune comte. C'est quasiment la même équipe de maçon qui travailleront pour la construction de la Sainte Chapelle qui est aussi d'un point de vue paysager une immense église sur un château. On peut aussi noter la passion d'Amédée VIII pour les ordres religioso-chevaleresque : il créera des statut pour l'ordre du collier en 1409 et créera l'ordre de Saint Maurice. Bonne de Bourbon va aussi s'occuper de l'administration des états de Savoie et elle va notamment reconstruire la chambre des comptes (qui est celle que l'on voit aujourd'hui). Surement pour montrer qu'elle pouvait compter sur une administration efficace. Mais la chambre des comptes et Pierre-Châtel ne seront pas suffisant pour maintenir la comtesse au pouvoir et elle est évincée en 1395.

le château-chartreuse de Pierre-Châtel

le château-chartreuse de Pierre-Châtel

Le château, la Sainte chapelle et le titre ducal

Amédée VIII réussira assez rapidement à prendre le pouvoir personnellement en éloignât tous les ducs français. Il élabora plusieurs stratégies pour conforter et accroître son pouvoir. Une des premières stratégies a été de donner à Chambéry, une parure monumentale digne d'une capitale. Il va refaire le château, avec notamment la tour demi-ronde et surtout à partir de 1408, la Sainte Chapelle qui est à l'époque, qu'une chapelle palatine. La référence de cette chapelle est évidemment de montrer qu'il était le petit fils du duc de Berry, un des hommes les plus cultivés et plus puissant de son temps. C'est une référence à la Sainte chapelle de Bourges aujourd'hui détruite, mais aussi au château de Mehun-sur-Yèvres qui était réputé pour être le plus beau château d'Europe. Mehun-sur-Yèvres a été aussi une possession des Luxembourg avant d'être celle du duc de Berry et qui est un héritage des Luxembourg. Par ce fait, Amédée VIII montrait aussi son lien familiale avec l'empereur Sigismond. Et c'est cet empereur élèvera Amédée VIII à la dignité de duc de Savoie en 1416. A cette époque, le gros œuvre de la Sainte Chapelle était terminé et le château devait alors avoir fière allure. Un parallèle peut être fait avec l'arrivée de l'empereur de Constantinople Manuel au château de Mehun-sur-Yèvres en 1405, événement qui a dû impressionner le comte de Savoie et qui a dû joué dans le fait de construire une nouvelle chapelle castrale. En 1418, est entrepris la construction du nouveau couvent des dominicains qu'Amédée VIII a fait venir. Surement un peu après, les franciscains commence la construction de leur nouveau couvent qui deviendra plus tard la cathédrale de Chambéry.

le château de Chambéry avec la Sainte Chapelle

le château de Chambéry avec la Sainte Chapelle

L'empereur Sigismond

Une petite parenthèse sur Sigismond qui est alors l'empereur du Saint Empire romain Germanique. C'est le fils de Charles IV qui s'est fait couronner roi de Bourgogne en 1365 à Arles. Ayant besoin de s'imposer dans ce royaume où il y a le pape à Avignon, le roi de France à Lyon et en Dauphiné et le roi de Naples en Provence, peu après son couronnement, il se rend avec le comte de Savoie à Saint Maurice d'Agaune pour prendre des reliques de ses ancêtres. Se conduisant comme un archéologue, il retrouve la tombe de « son ancêtre » Saint Sigismond. Il emportera des reliques de se saint à Prague et nommera son fils : Sigismond. Sigismond aura à résoudre les problèmes de la papauté. En effet depuis 1409, il y a trois papes. Il convoquera le concile de Constance en 1415. Et c'est en descendant vers Perpignan pour forcer Benoit XIII à abdiquer qu'il passe par la Savoie. Il aura aussi des problème avec les Ottomans et on lui doit la défaite de Nicopolis où sera fait prisonnier le demi-frère d'Amédée VIII, Humbert le bâtard dont la devise sera « Allah Ac ». Il fondera l'ordre du dragon qui aura sa renommées avec « Vlad Dracul » qui veut dire Vlad de l'ordre du dragon.

Amédée VIII et Genève

Un des grand axe de la stratégie territoriale d'Amédée VIII va être de s'accaparer de Genève. Déjà, nous voyons que cette ville est au cœur des états de Savoie. Mais, elle est possédée par son évêque. A partir de 1390, elle va devenir le centre des échanges commerciaux et financiers de l'Europe au détriment de la champagne, ravagée par la guerre de 100 ans. Genève est très bien située, non loin de la route international du Simplon et du Grand Saint Bernard. Il est facile d'accéder en Allemagne par le plateau Suisse, en France du nord par la cluse de Nantua et Bourg en Bresse et à Avignon soit par le Rhône, soit par le sillon alpin et Chambéry. Le pape Clément VII qui a été en plus comte de Genève de 1392 à 1394 n'est peut être pas complètement étranger à ce succès. En 1390, Genève compte environ 2000 habitants, c'est encore une ville d'importance secondaire. Elle va en avoir 10 000 au milieu du siècle suivant et cela dans un contexte européen de régression démographique. Chambéry passera de 6000 personnes en 1350 à moins de 4000 en 1450. Le tableau de Conrad Witz, « la pêche miraculeuse » est un très bon symbole de la prospérité de Genève. La Savoie possède déjà un grand pouvoir dans la ville de Genève. Notamment, elle possède son principal château, le palais de l'Isle idéalement situé entre les deux rives, sur le seul pont et sur l'artère commerciale. Une des première action d'Amédée VIII pour avoir le contrôle de Genève va être d'acheter le comté de Genève ; achat difficile qui se passera en 1405 mais qui sera confirmé par l'empereur qu'en 1422. Avec l'achat du comté de Genève, Amédée VIII rachètera aussi les terres de Thoires et Villars, notamment le Haut Bugey. Cela lui permettra de contrôler un axe stratégique important : la cluse de Nantua qui mène de Bourg en Bresse à Genève. Il peut ainsi facilité le trajet des commerçants français se rendant à Genève et renforcer la prospérité de cette ville. Cependant, ce n'est que vers les années 1428, 1430 qu'il va réellement essayer de s'imposer à Genève, Annecy et le Genevois. En 1428, il commence la reconstruction du château d'Annecy afin de s'affirmer dans le Genevois, comme comte de Genève. Il restaure la grande salle et les tours saint Pierre et Saint Paul tel qu'on peut le voir aujourd'hui. En 1430, il promulgue les statuts de Savoie dans la ville de Genève. Malheureusement, peu après, l'évêque fera échouer son projet hégémonie sur Genève. Le duc de Savoie ne possédera Genève qu'en 1444 quand celui-ci sera aussi administrateur du diocèse.

carte du duché de Savoie après 1427

carte du duché de Savoie après 1427

L'héritage des Savoie-Acaie

Revenons à la période entre 1416 où il est élevé à la dignité de duc et 1428 où il commence à s'occuper du Genevois. Surtout dans les années entre 1418 et 1427. En 1418, Amédée VIII hérite de son cousin Louis de Savoie Acaie de toute la principauté d'Acaie qui comprenait les riches villes de Pignerol, Turin, Moncalieri, Savigliano, Fossano et Mondovi. En 1427, à l'aide d'une impressionnante armée contre le Milanais qui servira surtout à impressionner le duc de Milan, il acquiert le Vercellois et la ville de Verceil.

Ripaille, où la course à la papauté

En 1431, il fait commencer la construction de son ermitage de Ripaille. Depuis 1431 commence aussi le concile de Bâle. Et tous les indice semble montrer que le duc se place dans la course à la papauté. Ripaille est conçu comme une chartreuse de luxe pour grand seigneur. Il faut savoir qu'il a fondé en 1411 à Ripaille un premier prieuré de Saint Maurice. En 1413, il entreprend la reconstruction du château de Thonon qui devient une véritable résidence princière. La ville de Thonon fait office une seconde capitale. C'est aussi une des rares villes du duché à accroître sa population. Ripaille /Thonon est idéalement placée. C'est en face de Lausanne, du château de Morge et à équidistance de Genève et de Chillon. Du pas de morgin, nous pouvons nous rendre facilement à Saint Maurice d'Agaune. Le lac Léman devient une « mer savoisienne ». Il est aussi facile de se rendre, soit en Italie, soit en Allemagne, soit en France. Donc Ripaille semble être à l'opposé d'un lieu pour se retirer du monde. En 1434, le duc de Savoie fonde l'ordre de Saint Maurice. Il augmente aussi les statuts de l'ordre du collier qui deviendra en 1518, l'ordre de l'annonciade. Il abandonne officiellement son pouvoir à son fils (officieusement il le gardera). En 1439, il est élu pape. Les électeurs sont en majorité des prélats savoyards. Au delà du fait que son élection est le résultat d'un calcul habile, nous pouvons constaté que le clergé est très fidèle au duc de Savoie avant même que celui-ci ne devienne pape. Il le restera jusqu'en 1449. Entre temps, il ramènera la cour pontificale dans les états de Savoie, à Bâle d'abord, puis il séjournera à Ripaille. Son abdication en 1449 est vu comme un échec par la plupart des historiens qui se demande aussi pourquoi il a « accepté » de devenir pape. Ce qu'il faut retenir, c'est que cela a permis au duc de Savoie d'acquérir définitivement Genève à partir de 1444. Il en restera d'ailleurs l'évêque après1449. Cela permettra aussi à son fils de négocier l'indult en 1452, c'est à dire de contrôler l'église de Savoie (les évêques, archevêques, abbayes, prieurés). Indult qui sera sans cesse renouvelé et qui sera une des sources de la puissance et du succès de la maison de Savoie. Une immense abbatiale est prévue à Ripaille, qui ne s'élèvera jamais au dessus des fondations.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 16:56

Au sujet du ramassage des déchets, nous ne pouvons pas gérer les ordures ménagères au XXIe siècle comme on les gérait au XXe siècle. Pour répondre à certains, l'usage de la voiture se fait aussi pour aller au travail; mais aussi pour faire ses courses. Et à l'époque, personne n'a crié au scandale de l'usage de la voiture pour faire ses courses au détriment des commerces en centre ville.

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L'usage de la voiture a eu un effet indirecte néfaste qu'a souligné justement des écologistes : c'est l'étalement urbain ou le mitage par la création de centres commerciaux périphériques mais aussi de banlieue pavillonnaires périphériques (pour info, le mitage est pour moi le cœur d'un développement non écologique, le résoudre serait un immense pas). Donc vous comprendrez mon investissement sur la question des déchets et aussi mon parti pris. L'étalement urbain ou mitage a entrainé de fait la destruction d'immenses pans de terres agricoles et naturelles, mais aussi contribue à la paupérisation et à la mort des centres villes.

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Malheureusement, une des actions qui ont favorisé ce mitage du paysage (étalement urbain), c'est l'accompagnement et le financement des services qui ont été fait par les collectivité sous couvert de service publique. En gros, la collectivité a pris en charge les surplus des couts d'aménagements et de fonctionnements des services publiques liés à l'éloignement des centres d'habitations.

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En gros, l'eau, l'assainissement, l'électricité, la fibre optique, mais aussi le déneigement et la voirie ; le tout multiplié par x mètres linéaires, tous ça pour développer à la périphérie des villes, des immenses zones pavillonnaires (qui en plus ont enlaidit le paysage).

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Le service lié à la collecte des déchets est également dans le lot. Donc, dans ce cadre, je ne trouve pas anormal que la collecte soit optimisée. De toute façon, les personnes qui habitent dans les pavillons, prennent de fait leur voiture pour se ravitailler ou aller au travail, ou sortir comme je l'ai mentionné précédemment.

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D'autre part, les points de collecte permettre de prendre conscience des déchets que l'on fait ; par la difficulté de transporter des déchets lourds, qui est la peur de Philippe, mais aussi par le surplus des couts pour les particuliers si il faut prendre la voiture. Les points de collecte permette donc de réfléchir aux solutions pour diminuer le volume et le poids des déchets . Par exemple envisager d'acheter des biens avec moins d'emballages ; envisager aussi de moins acheter (je sais il y en a qui aiment pas) et de réfléchir sur l'utilité ou l'inutilité de ce que j'achète... ; Mais aussi trier et composter.

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Les déchets organiques en effet représentent la part la plus lourde des déchets domestiques car ils contiennent beaucoup d'eau. Ils sont aussi difficiles à incinérer. Pourtant, ils peuvent être facilement compostés et transformés en humus. Et le compostage est très facile. Surtout pour les gens qui ont une maison avec un petit terrain.

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Composter peut aussi nous amener à nous questionner sur les produits alimentaires : tout fait avec plein d'emballages qui ne se compostent pas et qu'on sera obligés de porter ou avec des vrai légumes qui se compostent et qu'on ne sera pas obligé de porter!

D'autre part pour revenir aux finances publiques, comme je l'ai dis plus haut, l'étalement urbain s'est fait et a été favorisé par une prise en charge par la collectivité des principaux services. Hors, cette prise en charge et ce surcoût favorise, de fait, la part la plus aisée de la société, celle qui peut se payer une maison individuelle avec terrain (n'oublions pas que malheureusement, la maison individuelle avec terrain est un marqueur social ; qui indique plutôt le haut que le bas de la société). Donc si on se place dans une rivalité politique gauche/droite avec comme marqueur de la gauche, plutôt une tendance à aller et à favoriser une égalité sociale et économique, la gauche serait de part ses convictions pour le projets. Et si on se place d'un point de vue écologiste, évidemment après ce qui a été dit, on ne peut être que pour le projet.

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 12:03

J'ai rédigé pas mel d'articles dans différents supports. Voici ceux que l'on peut trouver sur le web (et que j'ai pu retrouver) :

 

sur le revenu de base :

C'est une idée ni de droite, ni de gauche. Le revenu de base permet de déconnecter l'actvité avec le revenu.  Ce revenu de base déconnecterait l'activité du revenu. Nous avons tous besoin d'un revenu pour vivre. Actuellement les productivistes connectent le revenu à l'emploi. Malheureursement, avec l'augmentation de la productivité, il est nécessaire pour eux d'avoir une croissance qui permette de créer de nouveau emplois pour remplacer ceux qui ont été détruits. La croissance ne peut être infinie dans un monde fini. Nous avons déjà une surexploitation des ressources qui entraine des déséquilibres important au point de vue environnementale Il permet donc d'avoir une économie plus saine

http://revenudebase.info/2013/09/22/revenu-de-base-une-solution-pour-les-retraites/

Le revenu de base permettrait l'accès au monde politique pour le plus grand nombre, notamment pour ceux qui actuellement font parties des classes laborieuses :

http://revenudebase.info/2013/12/15/outil-democratiser-politique/

Une interview sur la voix des allobroges :

http://www.lavoixdesallobroges.org/societe/674-interview-emmanuel-coux-sur-le-revenu-de-base

 Sur le fait que l'on doit placer nos valeurs sociales sur un autre paramètre que celui de l'accumulation de devises :

http://www.mesdebats.com/economie/700-pour-ou-contre-un-revenu-minimum-universel-dexistence/61183-la-reussite-sociale-ne-doit-plus-etre-synonyme-daccumulation-de-biens-materiels

 

Sur la transition énergétique :

http://www.mesdebats.com/local/18-nantes-pour-ou-contre-laeroport-de-notre-dame-des-landes/39627-la-transition-energetique-passe-aussi-par-un-abandon-des-grands-projets-inutiles

Le nucléaire est subventionné à 100% par de l'argent publique :

http://www.mesdebats.com/planete-sciences/23-faut-il-sortir-du-nucleaire/65263-les-subventions-pour-le-nucleaire-nuisent-a-notre-politique-energetique

Sur le gaz de schiste et la protection des zones karstiques :

Les combats contre les exploitations d'hydrocarbures semblent avoir été entendu. Il est important cependant de la rappeler et de rappeler le contexte géologique local. Il est important aussi de la mettre en rapport avec l'économie et de démontrer que le discours qui dit que l'exploitation d'hydrocarvbure créé de l'emploi est complétement faux. Ce serait plutôt le co,traire. 

http://stopforagesbugeysud.unblog.fr/2013/08/02/lexploitation-dhydrocarbure-en-bugey-vecteur-de-destruction-demplois/

http://stopforagesbugeysud.unblog.fr/2012/12/11/leau-dans-le-bugey-en-danger/

 

Sur le Lyon Turin :

Le Lyon Turin est l'exemple même de l'infrastructure inutile basée sur une croissance infinie de l'économie. Mon premier article montre que le repport modal est possible sur la ligne actuelle qui vient d'être rénovée. Ce que j'ai essayé de démontrer aux journalistes d'Euronews (voir la vidéo)

http://www.mesdebats.com/local/532-pour-ou-contre-la-liaison-tgv-lyon-turin/23885-le-report-modal-est-possible-sur-la-ligne-actuelle-et-le-trafic-routier-est-en-baisse

Ici je démontre que localement et globalement sur le long terme, le Lyon Turin détruira plus d'emplois qu'il n'en créé. Les exemples du Gothard me confirme cette hypothèse.

http://www.mesdebats.com/local/532-pour-ou-contre-la-liaison-tgv-lyon-turin/33283-le-lyon-turin-vecteur-de-destruction-de-leconomie-locale

autres articles sur le Lton turin qui ne sont pas de moi :

J'ai été interviewé par plusieurs journaux sur le thème du Lyon Turin. Voici l'article de la Repubblica (en Italien)

http://inchieste.repubblica.it/it/repubblica/il-venerdi/2012/03/21/news/tav_francia-31965058/

Et un autre article sur les évenement du 3 décembre à Lyon (voir aussi la vidéo)

http://www.wallstreetitalia.com/article/1467361/tav-manifestazione-a-lione-polizia-circonda-no-tav.aspx

Vidéo :

Sur la manifestation du 3 décembre

https://www.youtube.com/watch?v=KtRDIDBWWjQ

Sur Euronews :

https://www.youtube.com/watch?v=zigpUuL3N64

 

Sur l'histoire :

L'histoire de Savoie est encore très méconnue. Pourtant elle montre que la Savoie était et est avant tout Européenne.

http://www.regionsavoie.org/culture-et-medias/324-nantua-et-la-savoie.html

 

 

 

 

 

 

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 10:45

 

 

 

 

 

 

 

Alors que l'historiographie traditionnelle savoyarde mettait les origines de la Maison de Savoie dans le comté de Maurienne, les dernières études sur ce sujet place ses origines plutôt dans le diocèse de Belley.
Le cadre géographique des débuts de la maison de Savoie est celui du Royaume de Bourgogne dont le territoire englobe la Suisse romande, les régions Rhône Alpes, Provence Alpes cote d'azur, Franche comté, et le Val d'Aoste.(la Bourgogne actuelle n'est pas comprise dans ce royaume de Bourgogne)

 

Dans ce territoires, la France comté et la provence actuelle forment deux territoires autonomes du pouvoir royale. C'est donc dans la partie centrale de ce royaume, sur un axe grosso-modo entre Vienne et Saint Maurice d'Agaune que vont se développer les proto états princiers qui donneront naissance aux principautés de Savoie ou du Dauphiné, vers l'an mil, lors d'un affaissement de l'autorité royale.

Les principales capitales de ce royaume sont Vienne qui est l'ancienne capitale de l'ancien royaume bosonide et Saint Maurice d'Agaune, la célèbre abbaye fondée par le roi Sigismond en 515 et  dont la possession confère le titre royal Bourguignon.

 

L'outil qui va permettre l'émergence de ces principauté est la possession par ces familles des sièges épiscopaux. Ainsi, nous voyons que les futurs comtes du Forez détiennent l'archevêché de Lyon, que les comtes de Genève l'évêché homonyme, que les futurs Dauphin celui Grenoble et enfin que les Humbertiens celui de Belley.

 

Pour en savoir plus :

Université de Savoie : "Le royaume de Bourgogne autours de l'an mil :

http://cem.revues.org/11188

 

pour un résumé sur les royaumes de Bourgogne :

http://www.memo.fr/partenaire.asp?Code=FRA_ARL&IDarticle=REG_FRA_BOU_009

Et

http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/savoieburgonde/public3.php

 

http://www.savoie-archives.fr/archives73/dossiers_sabaudia/savoieburgonde/public4.php

 




 

 


 


 


 


 


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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 16:22

 

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St Maurice, église de Jasseron

 

Conférence le 20 septembre 2014 à Belley

 

18h30, salle des société, rue de la république

 

organisée par les associations :

 

La société savante du Bugey

 

J'art d'Ain partagé

titre :

  "le culte mauricien et son impact géopolitique dans la vallée du Rhône de la fin de l'empire romain au 17e siècle"

Introduction : 

La commémoration des 1500 ans de l'abbaye de Saint Maurice à Agaune dans le Valais sont pour nous l'occasion de se remémorer l'importance du culte Mauricien dans la vallée du Rhône mais aussi en Europe.

 

Son culte, propagé par des clercs issus de la mouvance Lérinienne et portant leur idéologie, va former, après le martyr du roi Sigismond, le ciment spirituel des royaumes de Bourgogne qui vont se succéder.

 

Il sera repris, dans une idée de légitimation du pouvoir, donc d'une continuité par les empereurs du St Empire romain germanique, puis par la dynastie des princes de Savoie qui en feront un de leur culte principal. St Maurice deviendra ainsi le patron de la Savoie.

 

D'un point de vue local, Mr Trenard nous montre que 34 églises sont sous le patronage de St Maurice dans l'Ain. Si on prend la carte qui nous est donnée par le site sur la commémoration des 1500 ans de st Maurice d'agaune, nous voyons que le Bugey fait partie de la plus grande concentration de lieux Mauriciens avec le Genevois voisin. Et encore ce site ne comptabilise dans l'Ain que 23 églises sous le patronage Mauricien.

 

Dans le cadre de la réforme territoriale actuelle qui tente d'effacer toute trace historique, la conscience d'une telle concentration d'édifices Mauriciens peut être une piste de réflexion sur notre identité culturelle et géographique

 

Cette réflexion peut être complétée par la redécouverte du Rhône comme élément central d'un point de vue géographique avec par exemple la Via Rhôna qui passe à proximité de Belley. Le culte de St Maurice a en effet l'avantage de relier historiquement et culturellement les métropoles rhodaniennes de la source à la mer.

 

Je présenterai donc, après un bref rappel des récits du martyre d'Agaune, une histoire succincte du culte de Saint Maurice dans les royaumes de Bourgognes, dans le St Empire romain germanique et en Savoie de la fin de l'empire romain au 17e siècle.

 

Je m'efforcerai de présenter dans un premier temps les raisons de l'émergeance d'un tel culte dans le royaume Burgonde.

 

Puis dans un deuxième temps, je montrerai aussi comment ce culte va structurer culturellement, géographiquement et spirituellement ce que nous appelons aujourd'hui l'espace rhodanien du Valais Suisse à la méditerranée, mais aussi la sphère d'influence de ce que nous appelons aujourd'hui l'ancien royaume de Bourgogne ou d'Arles. (sphère d'influence qui s'étend, nous le verrons, au Piémont).

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 00:25

 

hist.-savoie-0375_9873.JPG

Ce titre inspiré de l'ouvrage de Justin Favrod pourrait s'appliquer aussi au successeur et continuateur du royaume Burgondes, à ce qu'ont construit les rois Burgondes et l'aristocratie gallo-romaine du bassin du Rhône, le royaume de Bourgogne.  

http://crm.revues.org/265  

 

C'est dans le cadre d'une conférence sur l'enseignement de l'histoire de l'Europe que je fus invité par l'euro-député Malika Benarab-attou à Bruxelles, le 31 janvier 2014 dans les locaux du parlement européen pour parler d'histoire Européenne.  

http://malikabenarabattou.wordpress.com/2014/01/27/conference-enseignement-de-lhistoire-et-citoyennete-democratique/  

 

En effet, l'enseignement de l'histoire de l'Europe est difficile. Il est encore largement centré sur les nations qui composent l'Europe. La France enseignera prioritairement l'histoire française, l'Angleterre l'histoire de l'Angleterre, etc. Et l'histoire des nations voisines est carrément occultée.  

 

Avec l'actuel replis identitaire, ce coté se trouve de plus en plus renforcé alors que l'histoire est censé promouvoir des valeurs de tolérance, d'humanisme et de démocratie. La connaissance de l'histoire a comme rôle selon Laurence de Cock de permettre une  « pensée critique », une émancipation.  

 

L'enseignement de l'histoire doit permettre donc l'ouverture et non le replis sur soi. Ce qui implique qu'il a comme rôle la compréhension du cadre sociétal dans lequel nous évoluons.  

 

Mais comment comprendre ce cadre sociétal si on occulte une partie des informations ? Le royaume de Bourgogne, parce qu'il n'a pas donné naissance à un état moderne (son territoire est partagé actuellement entre la France et la Suisse romande et l'Italie), n'est tout simplement pas enseigné.  

 

Mais les 1500 ans de l'abbaye de Saint Maurice d'Agaune font ressurgir ce pays oublié de la plupart des livres d'histoire. Pourtant il a une réalité, même une réalité solide. Plus de 1000 ans d'histoire, une cohérence géographique et spirituelle et une existence qui a une légitimité dans nos critères de valeurs actuelles que sont la démocratie et la volonté populaire. Les autres royaumes européens se sont fondés eux, seulement sur les possessions territoriales d'une famille régnante.  

 

Dans le royaume de Bourgogne, appelé aussi royaume de Provence ou d'Arles, c'est le seul royaume où l'on entend parler « d'élection » de roi, même si ceux qui l'ont élu sont tous des « grands », comprendre les évêques et archevêques du bassin Rhodanien. (élection de Boson à Mantaille en 877).  

 

C'est aussi un royaume où les personnages secondaires (par rapport au roi) se retrouvent au premier plan. Nous avons ainsi un Gérard de Vienne qui finalement dirige le royaume à la place de Charles de Provence après 855. Mais aussi Boson qui avant de devenir roi est d'abord un reprédentant des derniers carolingiens en Provence/Bourgogne.  

 

Il faut aussi parler des ecclésiastiques qui tiennent une grand importance. Comme Léger, évêque d'Autun au 7e siècle qui est l'image même de la résistance Bourguignonne contre la Neustrie.  Les archevêques de Vienne, d'Arles et de Lyon sont quand à eux les personnages les plus importants du royaume.  Leur influence dépasse souvent la Bourgogne puisque l'évêque de Lyon deviendra le primat des Gaules et celui de vienne, le primat des sept Provinces. 

 

Si l'on parle de Léger, comme résistant, il ne faut pas oublier les résistants contre l'Austrasie et les Pépinides (futurs carolingiens qui supprimeront le royaume jusqu'à qu'il renaisse avec Boson et Rodolphe).


 En effet, après la bataille de Poitiers, Charles Martel s'attaqua à la Bourgogne (entre 733 et 739) avec l'aide des Longobards venu du Montgenèvre et de la famille d'Abbon. Les Bourguignons et à leur tête le duc Mauronte firent une résistance acharnée aux troupes Austrasiennes et reçurent l'aide des arabes de Septimanie. En représailles, Charles Martel ravagea le bassin du Rhône.    

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mauronte

 

Cette mise en premier plan de personnages de seconds ordres hierachiques, souvent en opposition au pouvoir central peut interpeller notre curiosité historique sur le pourquoi.  

 

L' histoire du royaume de Bourgogne est riche et cohérente aussi bien géographiquement que culturellement. Géographiquement d'abord car elle est centrée sur le Rhône et le commerce Méditerranéen. C'est un trait d'union entre la méditerranée et les pays nordiques.  

 

Culturellement, c'est un pays qui a été romanisé très tôt. En moins 121, le royaume de bourgogne faisait parti de la province romaine de transalpine ou Narbonnaise. C'est sur le Rhône que seront construite les plus grandes villes romaines « au delà des Alpes » comme, Arles, Valence, Lyon et surtout Vienne.  

 

 C'est un pays où la tradition et la culture romaine est très fortement enracinée ; avec des liens importants avec l'empire Byzantin et l'Italie. En témoigne les mariages entre les dynasties Bourguignonnes et Byzantines dans une période de renouveau de l'empire romain d'orient (de la dynastie Macédonienne aux Comnènes, c'est à dire entre 850 et 1050).

 

 

Le bosonide Louis l'aveugle (roi de Provence, puis d'Italie, puis empereur) se maria en 900 avec la fille de l'empereur Léon VI, Anne de Constantinople. Ils auront un fils, Charles Constantin qui sera comte de Vienne. La fille d'Hugues de Provence, Berthe se maria en 944 avec le fils de Constantin VII, Romain II.

 

Hughes est le seul roi a être mentionné dans le "de administrando imperio" de l'empereur Constantin porphyrogénete.

 http://remacle.org/bloodwolf/historiens/constantin/table.htm  

 

De même, au 8e siècle, la volonté de se rattacher à un empire arabe en formation plutôt qu'avec un empire Carolingien en formation est de ce fait logique (d'un point de vue culturel et économique). Et on comprend la résistance face à Charles Martel.  

 

Quand à la cohérence spirituelle du royaume de Bourgogne, elle est centrée autours de l'image emblématique de Saint Maurice et de son sanctuaire, l'abbaye de Saint Maurice à Agaune.  

 

Car le royaume de Bourgogne, c'est aussi une construction issue de la pensée des moines de Lérins au Ve siècle. Et le récit de Saint Maurice est un bon résumé de cette pensée qui va aboutir à une fusion entre les romains et les Burgondes pour laisser la place au 6e siècle à une nation Bourguignonne.  

 

L'importance de cette pensée issue de Lérins mais trouvant son accomplissement à Saint Maurice d'Agaune est telle que l'image de Saint Maurice sera accaparée dans le reste de l'Europe comme si les souverains Européens en éprouvèrent le besoin pour se légitimer.  

 

Cette migration vers le nord du Saint emblématique de la Bourgogne se révèlera fatale pour le royaume, Agaune et Vienne perdront la primauté des centres Mauriciens au dépend de Magdebourg et de Vienne en Autriche.  

 

Mais 1032 ne signifie pas la mort du royaume bourguignon contrairement à ce qui est fréquemment énoncé. Le royaume existe toujours. Et le Pape voulant imposer la réforme Grégorienne dans les royaumes de Germanie et de France a trouvé dans le royaume de Bourgogne une terre « amie » idéalement située, notamment avec la ville de Lyon.

 

 

Et on comprend ainsi la prise de Lyon en 1312 par Philippe le Bel qui veut marquer un coup d'arrêt sur les offensives de la papauté qui après la chute des hohenstaffen en Germanie reporte son offensive sur la France.  

 

La prise de Lyon en 1312 suivit de l'annexion du Dauphiné en 1349 marqueront le début de la fin pour le royaume de Bourgogne. Mais, c'est aussi en 1309 que s'installe logiquement la papauté en Avignon dans une terre qui est traditionnellement amie de l'église.

 

Malheureusement c'est dans cet espace de temps que se constate le déclin des  villes d'Arles et de Vienne. Le 4 juin 1365, l'empereur Charles IV de Bohème est le dernier souverain à se faire couronner à Arles.  

 

la France et la Savoie se poseront chacun en continuateur légitime du royaume. La Savoie aura du mal à contrer une France qui sera de plus en plus hégémonique dans le royaume de Bourgogne. La Savoie va être poussée hors de Bourgogne.  

  

Le transfert de la capitale de Chambéry à Turin en 1562, puis la perte de Genève en 1602, va redonner une identité nouvelle à la Savoie, celle d'un état plus orienté vers le Piémont, puis, à terme, vers la Lombardie et l'Italie.

 

Le duc de Savoie Charles Emmanuel 1er sera un des dernier duc à revendiquer le titre de roi de Bourgogne. Son fils, Victor Amédée 1er aura toujours des prétentions royales mais sur des terres moins polémiques. Il revendiquera le titre de roi de Chypres et Jérusalem...

  

 

 

Bibliographie :  

 

interview de Laurence de cock : http://aggiornamento.hypotheses.org/1257  

  le royaume de bourgogne autours de l'an mil : http://cem.revues.org/11188  

  René Pourpardin : Le royaume de Bourgogne, étude sur l'origine du royaume d'Arles  

  http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5530689v/f3.image.r=L%27Assemblée%20de%20Vizille.langFR  

  Les textes hagiographiques relatifs à Saint Maurice d'Agaune, une approche pluridisciplinaire :  

  colloques de septembre 2009 :  

  http://haghis.blogspot.fr/2009/11/colloque-saint-maurice-sept-2009.html  

  les 1500 ans de l'abbaye Saint Maurice d'Agaune :  

  http://www.abbaye1500.ch/  

  vie de Saint Léger, évêque d'Autun :  

  http://remacle.org/bloodwolf/historiens/gregoire/leger.htm  

  la vie des père du Jura :  

  http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/mefr_0223-4874_1898_num_18_1_8158  

  Narbonne chez les historiens arabes :  

   http://ausonius.u-bordeaux3.fr/aloha/PDF/Cottart%20Nicole/Narbonne%20chez%20les%20g%C3%A9ographes%20arabes.pdf  

   Quelques hypothèses sur la présence arabe en Narbonnaise et vallée du Rhône au vue des découvertes monétaires :  

  https://www.academia.edu/2235329/DArbunah_a_Sakhrat_Abinyun_quelques_hypotheses_sur_la_presence_musulmane_en_Narbonnaise_et_dans_la_vallee_du_Rhone_au_vu_des_decouvertes_monetaires  

  La ville d'Arles :  

  http://www.memo.fr/dossier.asp?ID=938  

   Jusin Favrod : les burgondes, un royaume oublié au coeur de l'Europe  

   http://crm.revues.org/265

anniversaire des 1500 ans de l'abbaye se St Maurice d'Agaune :

http://www.abbaye1500.ch/

 


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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 14:55

 

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Actuellement, une initiative citoyenne européenne pour le revenu de base est en court. Nous invitons les citoyennes et les citoyens à la soutenir : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

L'article 25 de a déclaration universelles des droits de l'homme de 1948 stipule : « toute personnes a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (...) »

La définition du revenu de base telle qu'elle est définie dans le réseau mondial pour un revenu de base : « Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur la base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »

 

Dans une économie boostée par une productivité toujours plus importante, une croissance de 1,5% et une diminution constante des heures de travail effectuées par la population active permettait d'assurer un renouvellement des places de travail détruites par la hausse de la productivité.

 

Avec une stagnation de la croissance et des prévisions entre 0 et 0,7% pour les 20 prochaines années, on va assister à une augmentation du chômage, de la précarité et de la pauvreté dans des proportions encore inconnues jusqu'à maintenant.

De nouvelles mesures doivent être mise en place pour pallier la fin du plein emploi comme le revenu de base qui permet en outre de valoriser l'innovation et la créativité, indispensable pour anticiper le 21e siècle.

Le groupe local Europe écologie les verts du Bugey sud affirme sa volonté de mise en place pour toutes citoyennes et tous citoyens d'un revenu de Base universel, inconditionnel et cumulable avec d'autres revenus, y compris salariés, d'un montant suffisant pour vivre décemment.

http://revenudebase.info/2013/11/27/europe-ecologie-verts-soutien-au-revenu-universel-eelv/

 

http://revenudebase.info/2013/12/02/deputes-europens-soutien-initiative-europeenne/

 

Pour en savoir plus :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-revenu-de-base-une-solution-140630

 

http://revenudebase.info/2013/12/15/outil-democratiser-politique/

 

http://www.lavoixdesallobroges.org/societe/674-interview-emmanuel-coux-sur-le-revenu-de-base


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:13
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La mise en place du 3ème forum Européen contre les grands projets inutiles  à Stuttgart entre le 25 et 29 juillet, nous incite à réfléchir sur des mécanismes qui créeront une autre logique que celle de la fuite en avant par la construction de projets, souvent méga-projets destructeurs à la fois pour les finances publiques mais aussi pour l'environnement.
 
Le Revenu inconditionnel de base  fait parti de ceux-ci à la fois dans la forme puisque l'emploi généré par ces projets ne seront plus justifiés mais aussi dans le fond puisque il implique une autre logique sociétale qu'une croissance « boostée » par la construction de grandes infrastructures.
 
La logique du plein emploi incite l'état à subventionner les entreprises pour qu'elles embauchent. Cette subvention atteint plusieurs milliards d'euro par an, entamant
sérieusement le budget de l'état et des collectivités territoriales, amputant d'autres budgets comme le social ou l'éducation et augmentant sensiblement la dette de l'état avec tous ce que cela implique.
 
En parallèle, ce qui aussi entame sérieusement le budget de l'état et des collectivité
territoriales,  amputant aussi d'autres budgets comme le social ou l'éducation, augmentant aussi de façon pharaonique la dette de l'état, c'est la politique d'investissement dans de grandes infrastructures qui est actuellement de plus en plus contestées.
 
Cette politique d'investissement dans de grandes infrastructures vise une logique de l'augmentation de l'activité économique par les facilités induites par ce type de
projet : accroissement de la vitesse de l'échange par un nombre plus important d'aéroports ou de lignes TGV ; accroissement de l'offre énergétique par la construction de nouvelles centrales nucléaires ou le développement des gaz ou huiles de schiste.
 
Malgré la mécanisation et l'optimisation toujours plus important du travail (les guichetiers
sont remplacés par des machines, l'employé de bureau par des logiciels, etc), on espère que le développement de l'économie induit par l'utilisation de nouvelles infrastructures comblera ce déficit. 
 
Cela implique une croissance perpétuelle qui doit en plus être exponentielle. Ce qui, même si on ne tient pas compte que la terre est un espace limité, est impossible à tenir sur le moyen ou long terme.
 
Et nous vivons actuellement cela. Les symptômes en sont la récession que nous subissons. A cela devront bientôt s'ajouter les symptômes des limites terriennes par l'épuisement de nombreuses ressources  et les conséquences de la destruction de notre
écosystème.
 
Le revenu de base  est une des solutions pour sortir de cette spirale infernale. Il permet déjà aux classes les plus démunis d'avoir un revenu et donc de se substituer à une
politique désastreuse pour le plein emploi. Il rééquilibre une équité entre les bas et haut revenus par la redistribution.
 
 
En redistribuant, on va éviter la concentration donc on va rétablir une relocalisation de l'économie. En somme, on rétablie un cercle vertueux, où l'impôt ne favorise
pas seulement les entreprises les plus puissantes mais l'ensemble de l'économie.
Puis il permettra une évolution sociétale en privilégiant l'être plutôt que la possession matérielle tout en laissant le choix à l'individu (lien)  
 
Le revenu de base  permettra donc de stopper cette fuite en avant que sont la construction de grandes infrastructures inutiles pour accéder à une société plus respectueuse à la fois
de la nature, mais aussi du développement humain.

 

Une pétition (initiative citoyenne européenne) est en cours . Pour la signer, allez sur le site  : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

 

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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 20:30
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:18

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L'avancée technologique importante des 60 dernières années n'a amélioré que partiellement la condition de vie de l'humanité mais nous a fait prendre conscience de la fragilité de notre écosystème et de l'empreinte écologique énorme que nous avons pour maintenir un semblant de train de vie.

 

Le jardin, qui est  le mirroir de la philosophie de l'homme vis à vis de la nature est entrain de changer. On passe ainsi d'un jardin où l'homme maîtrise complètement la nature à un îlot de liberté qu'on laisse à la nature.

 

Revirement de situation dans un contexte où l'homme a gagné son combat contre une nature qui était jadis hostile mais où cette victoire de l'homme ou défaite de la nature sauvage entraine finallement celle de l'homme par la destruction des écosystèmes. Comme un effet boomerang.

 

Redonner la place à la nature, c'est ce que propose quelques paysagistes comme  Gilles Clément avec son "jardin en Mouvement" qui redonne aux plantes le rôle centrale qu'elles avaient.

 

C'est aussi concevoir le jardin, dans sa définition persane, donc un espace clot, comme la représentation de notre monde fini. C'est la définition du jardin planètaire.

 

Redécouvrir le jardin, c'est redécouvrir aussi le rôle de la terre nourricière. C'est remettre en valeur ce lien de l'homme avec son jardin. Mais aussi de l'homme en tant qu'être social soucieux de préserver les ressources.

 

Si le jardin en mouvement est l'expression du néo-paysagisme comme on l'a vu plus haut, il doit a mon avis inclure une dimension vivrière et conviviale essentielle pour créer ce lien entre la nature et l'homme.

 

C'est ce que j'ai essayé de faire dans la mise en place des jardins partagé de Belley (01) avec l'association j'art d'ain partagé. Nous avons  la chance d'avoir une parcelle de plus de 7000 m2 qui a été l' ancien potager du séminaire de Belley. Celui-ci a été transformé en espace vert il y a 20/30 ans  puis, cet espace ne rentrant pas dans la définition de "l'espace vert" est devenu rapidement une friche par manque d'entretien.

 

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Après avoir redéfini cet espace comme "un jardin", c'est à dire un espace clot, il a fallut redonner une cohérence à cet ensemble en incluant les dimensions vivrières, conviales et naturelles.

 

 

Faire un jardin, c'est créer une relation entre l'homme et la nature dans un espace géographique donné. Pour cela, créer des formes simples avec des fonctions précises facilite ce lien : le jardin devient compréhensible. Un théatre de verdure qui est cercle parfait est au centre géographique de la parcelle.  Ce centre structure le jardin tout en amenant l'idée de transversalité des activités comme une idée forte.

 

La dimension naturelle se voit dans le contraste entre les parties travaillées et celles laissées libres. Elles sont de ce fait toutes les deux mises en valeurs.

 

Enfin la dimension vivrière se découvre par îlots, comme des clairières, entourées de zones sauvages qui servent de refuge aux insectes auxiliaires.

 

D'autres paramètres sont aussi importants comme l'énergie grise, la reversibilité.(Mais j'en parlerai plus longuement plus tard).(lien)

 

jardin-0201_8151.JPG 

 

 

 

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