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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 21:24
La Savoie, histoire d'une construction

Avant toute chose, il est important de se pencher sur l'histoire de Savoie. Connaître notre passé nous permet de comprendre le présent et d'appréhender l'avenir.

 

La Savoie a été avant tout une construction de la Maison de Savoie qui commence en l'an 1000. Comprendre comment celle-ci s'est installée sur ce territoire c'est savoir quelles ont été les facteurs qui vont créer cette entité territoriale.

 

Avant la Maison de Savoie, sur le même territoire, nous avons un royaume, le royaume de Bourgogne. Celui-ci est cohérent géographiquement, économiquement et spirituellement car il est axé sur la vallée du Rhône, de la Suisse Romande à la mer. Ce royaume n'a pas grand chose à voir avec la Bourgogne actuelle. Ses grandes villes sont Lyon, Vienne, Arles et Lausanne. Le nom de Bourgogne vient des Burgondes qui se sont installés en « Sapaudia » (la futur Savoie) en 443.

 

Ce royaume va être légué par le roi Rodolphe III à l'Empereur du Saint Empire Romain Germanique Conrad II en 1032. Humbert au blanche main, le premier ancêtre connu de la Maison de Savoie, va aider l'Empereur à récupérer son héritage et recevoir en contrepartie la Maurienne.

 

La Maison de Savoie va petit à petit former une principauté sur un royaume de Bourgogne qui se morcelle. Les deux raisons principales qui sont à l'origine de cette émergence, c'est tout d'abord le changement des voies commerciales, puis l'effondrement de la puissance du Saint Empire romain germanique.

 

Les voies commerciales qui suivaient la voie fluviale rhodanienne Nord Sud pendant le haut moyen-âge disparaissent au profit d'un trafic(Sud) Est- (Nord) Ouest par les Alpes pendant le bas moyen-âge. C'est l'émergence de Venise et de Gênes qui contrôlent le commerce méditerranéen.

le royaume de Bourgogne en l'an mil

le royaume de Bourgogne en l'an mil

La Maison de Savoie se posera donc en « Portier des Alpes » substituant les faibles revenus d'une agriculture pauvre et difficile de montagne par les revenus de la route.

 

A la fin du XIV e siècle, une conjoncture de divers facteurs, va déplacer les grandes foires européennes de Champagne et de Châlon-sur-Saône vers Genève. Ces grandes foires de Genève seront un des plus grand rendez vous commerciale et financier d'Europe. Ce n'est donc pas un hasard si cette période est celle où la Savoie connait sa plus grande apogée. En effet, le souverain de Savoie, Amédée VIII, réalise une grande expansion territoriale et est élevé au rang de duc par l'Empereur Sigismond en 1416.

 

Maintenant jetons un coup d'œil sur l'importance commerciale et géographique de Genève. Cette ville est à un carrefour de l'Europe. Par la Cluse de Nantua et Bourg en Bresse, elle était reliée au royaume de France. Le Sillon Alpin, Rumilly, Seyssel ou Chambéry permettait de rejoindre la basse vallée du Rhône et notamment Arles, Avignon et Marseille. Du plateau Suisse, deux routes étaient possibles : Celle du Rhin qui menait à Francfort, Cologne puis Bruges et Anvers et celle de l'Allemagne du Sud avec les villes commerçantes de Bavière et de Franconie comme Augsbourg, Ulm, Nördlingen, Munich, Nuremberg puis Prague, Cracovie ou Vienne. Par Annecy, le Petit Saint Bernard et par le Grand Saint Bernard, les marchands venaient de Gênes, Venise, Bologne, Florence et Milan.

Duché de Savoie après 1427.

Duché de Savoie après 1427.

Genève est une ville qui va passer de 2000 habitants en 1370 à 10 000 habitants en 1450. Et cela dans un contexte européen de crise démographique majeur. Ce fait montre la prospérité de la ville. Chambéry, la capitale de la Savoie, passe pendant la même période, de 6000 à 3500 habitants.

 

Le déclin des foires de Genève, concurrencée par celle de Lyon, mais surtout concurrencée par la modification des courants économiques qui font suite aux grandes découvertes, ne sera pas pour rien dans la crise que traverse la Savoie à la fin du XV e siècle et au XVI e siècle et au déplacement de son centre de gravité vers Turin.

 

Une des conséquence de cette crise est que Genève, de ville ouverte, est devenu une ville fermée, la citadelle du calvinisme. Coïncidence ? Calvin prend le contrôle total de la ville en 1555, année de la disparition des grandes foires de Genève. Cette fermeture s'est concrétisé matériellement par la construction de puissantes murailles autour de la ville, objet de tous les soins par les autorités de la république de Genève. Celle-ci, disparaitront seulement au XIX e siècle sous l'impulsion du radical (socialiste) James Fazy qui souhaite ouvrir de nouveau cette ville.

 

L'ouverture de Genève va se poursuivre au XX e siècle grâce tout d'abord à son aéroport qui permet à des institutions comme l'ONU de se fixer dans cette ville, facile d'accès. La Suisse va être aussi moteur dans la création de l'AELE (Association Européenne de Libre Échange) en 1960 organisation créée pour concurrencer l'ancêtre de l'Union Européenne, la CEE. Genève abritera d'ailleurs le secrétariat de cette organisation.

La tour de l'île est le seul vestige subsistant du château des comtes de Savoie à Genève

La tour de l'île est le seul vestige subsistant du château des comtes de Savoie à Genève

Mais en 1992, la Suisse refuse son intégration dans l'EEE (Espace Economique Européen), sorte de superstructure permettant à l'AELE faire partie de l'Union européenne. La Suisse sera malheureusement le seul pays de l'AELE a refuser cette intégration. Ce refus est dû essentiellement aux cantons alémaniques qui ont voté à 70% contre, alors que la Suisse romande votait à 80% pour l'intégration à l'Union européenne. Les votations suivantes continueront de montrer un clivage important entre les cantons alémaniques et les cantons francophones concernant les rapports avec l'Union Européenne.

 

Cependant, cette intégration se fera quand même grâce à des accord bilatéraux qui permettent à la Suisse de rentrer dans l'espace Schengen. Cela permettra de faciliter les échanges et notamment soit le travail, soit la résidence dans le pays voisin. De ce fait, Genève se métropolise. On parle alors d'Agglomération Franco-Valdo-Genevoise, puis de Grand Genève. Certain vont même jusqu'à anticiper une grande région comprenant la Savoie, L'Ain, Genève et le canton de Vaud comme l'ancien maire de Genève, le radical (Socialiste) Claude Haegi.

 

En effet, la fin du XX e siècle va de nouveau faire découvrir à la Savoie, son histoire, et qu'elle est au cœur de l'Europe, liée de très près à Genève et au pays de Vaud. Cette ouverture va lui donner une nouvelle dynamique économique.

 

Cependant, malgré cette dynamique économique, le chemin vers l'ouverture institutionnel et le rapprochement semblent bouché. Les différents référendums en Suisse bloquent chaque avancée vers une ouverture et contraigne même au rétablissement d'une frontière étanche. En France aussi, le souverainisme gagne du terrain au détriment d'une ouverture sur l'Europe et un fédéralisme salutaire.

 

Cependant, seule une autonomie régionale liée à fédéralisme au niveau européen et à un rapprochement avec la Romandie permettront de grandes avancées

Le château de Chillon dans le pays de Vaud est le château savoyard le mieux préservé

Le château de Chillon dans le pays de Vaud est le château savoyard le mieux préservé

2e partie : économie et voie de communication

Grand Genève : Le grand Genève, malgré ses détracteurs devient de plus en plus une réalité économique et sociale. C'est avant tout, le pivot de deux conurbations : celle de Lausanne-Genève et celle du Sillon Alpin. C'est aussi la jonction avec une voie Est-Ouest matérialisée par l'autoroute blanche de Bourg en Bresse au Val d' Aoste via Bellegarde, Saint Julien, Annemasse et le Faucigny. C'est pourquoi la partie française, loin d'être une banlieue de Genève est aussi un de ses nouveau centre à prendre en compte.

 

La construction du CEVA est une avancée nécessaire et doublement intéressante à la fois pour relier ce nouveau centre mais aussi pour palier au manque d'infrastructure sur ce lieu. Le Ceva se doit d'être prolongé jusqu'au moins Bonneville par un tram-train afin de relier de manière directe la vallée du Faucigny avec Genève, mais aussi proposer une alternative au tout voiture. Réhabiliter la voie ferrée et  proposer un accès plus direct vers Genève aux habitants d'Annecy et Rumilly par des intercités réguliers.

 

Une deuxième jonction entre le sillon alpin et une voie Est-Ouest mérite d'être évoquée, c'est celle qui passe par Chambéry et qui relie Lyon à Turin, matérialisée à la fois par l'autoroute, mais aussi par la voie ferrée existante. La traversée routière des Alpes est devenu problématique à cause de l'augmentation de la pollution. Un transfert modal de la route vers le rail sur la ligne existante est possible.

 

L'autre infrastructure importante est l'aéroport de Genève. C'est à la fois un outil essentiel pour la communication pour tout l'espace des Savoie du Bugey, du pays de Gex et du pays de Vaud, mais aussi l'objet de gros problèmes puisqu'il est saturé, avec une quasi impossibilité d'extension et qu'il cause une énorme pollution. Le développement du Low cost et l'installation de la compagnie Easyjet qui en a fait un de ses principaux hub a aggravé ces problèmes.

 

Au niveau bancaire, le Brexit avait ouvert une formidable opportunité pour Genève de remplacer la City de Londres. Malheureusement Genève ne fait pas partie de l'Europe et le marché de la City sera finalement partagé entre Paris et Francfort. L'adhésion à L'union Européenne permettrait d'en avoir au moins une partie, ce qui n'est pas négligeable dans un contexte où les paradis fiscaux sont de moins en moins acceptés par l'opinion.

 

réseaux autoroutiers et conurbations

réseaux autoroutiers et conurbations

Tourisme : Le tourisme est une des plus grande industrie des deux départements de Savoie et de Haute Savoie notamment l'industrie des stations de ski. Cependant celui-ci est exposé au réchauffement climatique. De plus, il ne propose pas un modèle écologique viable.

 

L'industrie de la neige ne profite que partiellement aux populations locales. L'activité immobilière qui en découle génère une surconsommation foncière, une faible rentabilité par nombre de lits (contrairement au modèle autrichien) et une pénurie du logement pour les habitants permanents.

 

Il est donc nécessaire d'anticiper un changement important et de se reporter vers un tourisme doux incluant notre patrimoine naturel et historique. Faciliter notamment la venue des touristes Suisses vers les villes et villages de Savoie et de l'Ain. Donner envie de les découvrir. Mais aussi permettre aux habitants de l'Ain et de la Savoie de profiter de la richesse de l'offre culturelle genevoise et vaudoise. Faciliter l'accès des savoyards français vers les expositions et manifestations culturelle, mais aussi vers les musées genevois pour approfondir notre culture commune : Le peintre Konrad Witz, dont le tableau "la pêche miraculeuse" est exposé au musée d'Art et d'histoire de Genève, est celui qui représente le mieux cette culture commune liée à l'espace européen.

 

La pêche miraculeuse de Konrad Witz

La pêche miraculeuse de Konrad Witz

Agriculture : L'agriculture est très liée au tourisme. C'est un des axes majeurs pour la préservation des paysages et des protection contre les risques d'éboulements et d'avalanches. Le déclin de l'agriculture en montagne a tendance à transformer les prairies et les champs en forêts uniformes. Si c'est une perte pour la biodiversité, c'est aussi une perte pour nos paysages qui perdent des teintes verts clairs et deviennent austères. Cela aussi rend fragile les sols et cela à un coût plus important pour la collectivité. C'est pourquoi il est nécessaire de revaloriser cette agriculture. Cela passe par un soutien fort vers le développement du 2nd pilier de la PAC et à un renouvellement des dispositifs Leader et Feder.

 

Les reliefs cependant obligent la Savoie à ne pas avoir une grosse agriculture productiviste. Nos atouts sont de bénéficier d'un nombre important de micro-climats. Nous pouvons donc développer toute une gamme de produits à forte valeurs ajouter qui compensent un cout d'investissement important d'aménagement des parcelles dû au relief.

 

Décolletage et industrie : Notre industrie perdure car notre culture propre est basée sur des savoir-faire techniques et sur une agilité liée à un esprit plus germanique et déconcentré que dans le reste de la France. «Savoyen ist eine gescheiterte Schweiz» («La Savoie est une Suisse qui n'a pas réussi»).

 

La force de nos PME est de s'adapter au marché. La situation de la Savoie, au cœur de l'Europe, permet une facilité d'échange et augmente de ce fait les part de marché de nos PME. Ce qui les rend plus compétitif.

 

L'objectif est aussi de prendre le virage du recyclable et de l'économie circulaire plus économe en énergie et en matière première. De créer une industrie et des modes de consommation plus vertueux et plus respectueux de notre environnement.

 

Énergie : La Savoie a été longtemps leader dans les énergies renouvelables : Il suffit d'évoquer les grands barrages des Alpes, mais aussi la centrale électrique solaire des Monts au dessus de Chambéry a été longtemps la plus grande centrale solaire de France. L'INES (Institut National de l'énergie Solaire) est elle, située à Technolac au Bourget du Lac. Là aussi, il est encore indispensable d'évoquer nos voisins d'Allemagne et d'Italie qui ont arrêté l'énergie nucléaire et sont donc des pays en recherche de solutions pour les énergies renouvelables. Donc un immense marché potentiel sans compter la Suisse qui devrait les suivre.

 

Il est incroyable de penser que un des fleurons de la France dans les énergies renouvelables, CLIPSOL est entrain de fermer . Cette entreprise suit le même sort que Photowatt située en Isère, pas loin de la Savoie. C'est donc toute une filière qui se trouve curieusement en difficulté paradoxalement dans un contexte favorable au niveau mondial pour les énergies renouvelables. Cette filière semble faire les frais d'une politique nationale du tout nucléaire.

 

Nous pouvons aussi évoquer l'énergie bois dans le développement des énergies renouvelable en lien avec la gestion de nos forêts.

.

Conclusion : La Savoie, est une entité territoriale en construction. C'est à la fois un bassin de vie mais aussi un territoire à la croisée de plusieurs axes de circulation. Sa position sur les frontières des états nations et au centre de l'Europe est un atout économique mais fonde aussi sa particularité culturelle.

 

Tout cela amène aussi à une réflexion sur les politiques publiques en Savoie : celles-ci sont extraordinairement sous dimensionnées, par rapport à l'activité de ce territoire : pas de région administrative, pas d'académie,....

 

De plus, la difficulté de circulation dû au relief entrainent des besoins spécifiques de services de proximité certe onéreux, mais nécessaire au maintien du tissu social dans les vallées.

 

Nous soulignons en outre la difficulté de gérer le grand Genève, zone métropolitaine qui se trouve coupée dans deux pays dont un ne fait même pas partie de l'Union Européenne. La réflexion de l'ancien maire de Genève Claude Haegi qui avait évoqué la création d'une entité territoriale régionale transfrontalière sur la Savoie, l'Ain et le Léman mériterait d'être, de ce fait, approfondie.

La Savoie, histoire d'une construction
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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 14:55

 

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Actuellement, une initiative citoyenne européenne pour le revenu de base est en court. Nous invitons les citoyennes et les citoyens à la soutenir : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

L'article 25 de a déclaration universelles des droits de l'homme de 1948 stipule : « toute personnes a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (...) »

La définition du revenu de base telle qu'elle est définie dans le réseau mondial pour un revenu de base : « Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur la base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »

 

Dans une économie boostée par une productivité toujours plus importante, une croissance de 1,5% et une diminution constante des heures de travail effectuées par la population active permettait d'assurer un renouvellement des places de travail détruites par la hausse de la productivité.

 

Avec une stagnation de la croissance et des prévisions entre 0 et 0,7% pour les 20 prochaines années, on va assister à une augmentation du chômage, de la précarité et de la pauvreté dans des proportions encore inconnues jusqu'à maintenant.

De nouvelles mesures doivent être mise en place pour pallier la fin du plein emploi comme le revenu de base qui permet en outre de valoriser l'innovation et la créativité, indispensable pour anticiper le 21e siècle.

Le groupe local Europe écologie les verts du Bugey sud affirme sa volonté de mise en place pour toutes citoyennes et tous citoyens d'un revenu de Base universel, inconditionnel et cumulable avec d'autres revenus, y compris salariés, d'un montant suffisant pour vivre décemment.

http://revenudebase.info/2013/11/27/europe-ecologie-verts-soutien-au-revenu-universel-eelv/

 

http://revenudebase.info/2013/12/02/deputes-europens-soutien-initiative-europeenne/

 

Pour en savoir plus :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-revenu-de-base-une-solution-140630

 

http://revenudebase.info/2013/12/15/outil-democratiser-politique/

 

http://www.lavoixdesallobroges.org/societe/674-interview-emmanuel-coux-sur-le-revenu-de-base


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:13
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La mise en place du 3ème forum Européen contre les grands projets inutiles  à Stuttgart entre le 25 et 29 juillet, nous incite à réfléchir sur des mécanismes qui créeront une autre logique que celle de la fuite en avant par la construction de projets, souvent méga-projets destructeurs à la fois pour les finances publiques mais aussi pour l'environnement.
 
Le Revenu inconditionnel de base  fait parti de ceux-ci à la fois dans la forme puisque l'emploi généré par ces projets ne seront plus justifiés mais aussi dans le fond puisque il implique une autre logique sociétale qu'une croissance « boostée » par la construction de grandes infrastructures.
 
La logique du plein emploi incite l'état à subventionner les entreprises pour qu'elles embauchent. Cette subvention atteint plusieurs milliards d'euro par an, entamant
sérieusement le budget de l'état et des collectivités territoriales, amputant d'autres budgets comme le social ou l'éducation et augmentant sensiblement la dette de l'état avec tous ce que cela implique.
 
En parallèle, ce qui aussi entame sérieusement le budget de l'état et des collectivité
territoriales,  amputant aussi d'autres budgets comme le social ou l'éducation, augmentant aussi de façon pharaonique la dette de l'état, c'est la politique d'investissement dans de grandes infrastructures qui est actuellement de plus en plus contestées.
 
Cette politique d'investissement dans de grandes infrastructures vise une logique de l'augmentation de l'activité économique par les facilités induites par ce type de
projet : accroissement de la vitesse de l'échange par un nombre plus important d'aéroports ou de lignes TGV ; accroissement de l'offre énergétique par la construction de nouvelles centrales nucléaires ou le développement des gaz ou huiles de schiste.
 
Malgré la mécanisation et l'optimisation toujours plus important du travail (les guichetiers
sont remplacés par des machines, l'employé de bureau par des logiciels, etc), on espère que le développement de l'économie induit par l'utilisation de nouvelles infrastructures comblera ce déficit. 
 
Cela implique une croissance perpétuelle qui doit en plus être exponentielle. Ce qui, même si on ne tient pas compte que la terre est un espace limité, est impossible à tenir sur le moyen ou long terme.
 
Et nous vivons actuellement cela. Les symptômes en sont la récession que nous subissons. A cela devront bientôt s'ajouter les symptômes des limites terriennes par l'épuisement de nombreuses ressources  et les conséquences de la destruction de notre
écosystème.
 
Le revenu de base  est une des solutions pour sortir de cette spirale infernale. Il permet déjà aux classes les plus démunis d'avoir un revenu et donc de se substituer à une
politique désastreuse pour le plein emploi. Il rééquilibre une équité entre les bas et haut revenus par la redistribution.
 
 
En redistribuant, on va éviter la concentration donc on va rétablir une relocalisation de l'économie. En somme, on rétablie un cercle vertueux, où l'impôt ne favorise
pas seulement les entreprises les plus puissantes mais l'ensemble de l'économie.
Puis il permettra une évolution sociétale en privilégiant l'être plutôt que la possession matérielle tout en laissant le choix à l'individu (lien)  
 
Le revenu de base  permettra donc de stopper cette fuite en avant que sont la construction de grandes infrastructures inutiles pour accéder à une société plus respectueuse à la fois
de la nature, mais aussi du développement humain.

 

Une pétition (initiative citoyenne européenne) est en cours . Pour la signer, allez sur le site  : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:18

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L'avancée technologique importante des 60 dernières années n'a amélioré que partiellement la condition de vie de l'humanité mais nous a fait prendre conscience de la fragilité de notre écosystème et de l'empreinte écologique énorme que nous avons pour maintenir un semblant de train de vie.

 

Le jardin, qui est  le mirroir de la philosophie de l'homme vis à vis de la nature est entrain de changer. On passe ainsi d'un jardin où l'homme maîtrise complètement la nature à un îlot de liberté qu'on laisse à la nature.

 

Revirement de situation dans un contexte où l'homme a gagné son combat contre une nature qui était jadis hostile mais où cette victoire de l'homme ou défaite de la nature sauvage entraine finallement celle de l'homme par la destruction des écosystèmes. Comme un effet boomerang.

 

Redonner la place à la nature, c'est ce que propose quelques paysagistes comme  Gilles Clément avec son "jardin en Mouvement" qui redonne aux plantes le rôle centrale qu'elles avaient.

 

C'est aussi concevoir le jardin, dans sa définition persane, donc un espace clot, comme la représentation de notre monde fini. C'est la définition du jardin planètaire.

 

Redécouvrir le jardin, c'est redécouvrir aussi le rôle de la terre nourricière. C'est remettre en valeur ce lien de l'homme avec son jardin. Mais aussi de l'homme en tant qu'être social soucieux de préserver les ressources.

 

Si le jardin en mouvement est l'expression du néo-paysagisme comme on l'a vu plus haut, il doit a mon avis inclure une dimension vivrière et conviviale essentielle pour créer ce lien entre la nature et l'homme.

 

C'est ce que j'ai essayé de faire dans la mise en place des jardins partagé de Belley (01) avec l'association j'art d'ain partagé. Nous avons  la chance d'avoir une parcelle de plus de 7000 m2 qui a été l' ancien potager du séminaire de Belley. Celui-ci a été transformé en espace vert il y a 20/30 ans  puis, cet espace ne rentrant pas dans la définition de "l'espace vert" est devenu rapidement une friche par manque d'entretien.

 

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Après avoir redéfini cet espace comme "un jardin", c'est à dire un espace clot, il a fallut redonner une cohérence à cet ensemble en incluant les dimensions vivrières, conviales et naturelles.

 

 

Faire un jardin, c'est créer une relation entre l'homme et la nature dans un espace géographique donné. Pour cela, créer des formes simples avec des fonctions précises facilite ce lien : le jardin devient compréhensible. Un théatre de verdure qui est cercle parfait est au centre géographique de la parcelle.  Ce centre structure le jardin tout en amenant l'idée de transversalité des activités comme une idée forte.

 

La dimension naturelle se voit dans le contraste entre les parties travaillées et celles laissées libres. Elles sont de ce fait toutes les deux mises en valeurs.

 

Enfin la dimension vivrière se découvre par îlots, comme des clairières, entourées de zones sauvages qui servent de refuge aux insectes auxiliaires.

 

D'autres paramètres sont aussi importants comme l'énergie grise, la reversibilité.(Mais j'en parlerai plus longuement plus tard).(lien)

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:27

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Ce week end contre les forages d'hydrocarbure sur le plateau du Haut Bugey a été riche en rencontres. Le 14, la mobilisation éclair de Nantua a été un véritable succès malgré le froid, la pluie et la neige.(lien)

http://www.romandie.com/news/n/_Mobilisation_contre_les_forages_de_schiste_et_de_petrole_dans_l_Ain93141220121929.asp

 

Vidéo de la marche aux flambeau du 15 décembre au soir à Corcelle.

http://www.dailymotion.com/video/xvyr61_mobilisation-contre-les-forages-de-schiste-dans-l-ain_news 

 
et aussi sur France 5, à la 57 ème minutes, je suis avec Alain Chabrolle, conseiller régional et vice président à la région sur les questions de santé et d'environement. Nous étions entrain d'expliquer la problématique des forages dans un sol karstique sur le site de l'ancien forage de Corcelle de 1990. Esso rep avait alors fait 2 forages qui provoquèrent une pollution à la bentonite endommageant irréversiblement la ressource en eau des villages d'Outriaz et de Vieu d'Izenave tout proche.
(voir la 57 e minute)
  
Les forages entraineront des dégats importants sur le long terme : (en savoir plus, lien).

 

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Une écoute studieuse pendant les conférences le 15 et 16 décembre à Champdor
 
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Beaucoup d'élus ont participé a cette rencontre inter collectifs : citons les maires de Corcelle et de Lantenay (sur la photo), des conseillers generaux comme Christophe Bérardi (PS), des conseiller régionaux (UMP et EELV (photo)), et le vice président à la région Rhône Alpes en charge des questions de la santé et d'environnement (Alain Chabrolle, photo).
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A Nantua, le 14 décembre, les peuples ont été solidaire entre eux pour montrer leur détermination contre les forages d'hydrocarbures et la destruction de leur eau et de leur milieu naturel.

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 00:00

Affiche_Finie.jpgAvec la mise en place du 2e forum contre les grands projets inutiles à Notre Dames des Landes près de Nante, il est nécessaire de donner une définition de ce qu'est un " grand projet inutile".(lien)

 

L'idée du grand projet amène presque toujours à une idée de croissance à la fois économique mais aussi technologique. Car le grand projet est aussi un prototype, mais un prototype qui renforce la foi dans la science. C'est l'exemple qui montre qu'on peut encore plus surmonter les limites imposées par la nature.

 

Prenons par exemple le Lyon Turin, vaste infrastructure ferroviaire dont l'exploit technique est la création d'un immense tunnel à travers les Alpes. L'acceptation de ce projet a été guidé non pas par un sens logique - a-t on besoin d'une nouvelle infrastructure ? - mais par l'envie de posseder ou de voir exister un objet nouveau qui de part sa singularité aiguise la curiosité.

 

Ici, toutes les notions rationelles de coûts et de justifications de l'infrastructure ont été mises de coté. On nous a vendu une infrastructure comme un objet culturel 

On lui a même consacré un musée et des expositions itinérantes. La grande infrastructure rassure dans la possibilité de l'homme à maîtriser l'avenir.

 

La grande infrastructure a une fonction bien précise : elle doit booster l'économie et les échanges. D'ailleurs, si nous lisons bien les volontés des personnes qui souhaite cette infrastructure, nous voyons qu'elle est destinée à une augmentation des échanges et de l'activité. Dans le Lyon Turin, le report modal n'est pas destiné au trafic existant mais au surplus du trafic futur. Il y a environ 20 millions de tonnes qui passent à travers les tunnels routiers et ferroviaire du Fréjus et Mont blanc. Le Lyon Turin ferroviaire est conçu pour un trafic de 40 millions de tonnes.

 

D'ailleurs pour que le projet existe, il y a un flou entre l'augmentation existante du trafic et les voeux d'augmentation du trafic. La communication sur le Lyon Turin  reposait jusqu'en 2010 sur une augmentation de trafic dans les tunnels du mont blanc et du fréjus alors que celle ci n'existait plus depuis 1994. Et on ne parlait pas de petites augmentations mais carrément de doublement ou triplement du trafic. Ainsi les promoteurs du Lyon Turin avaiENt prévu un doublement du trafic entre 2000 et 2010.  Evidemment, pendant ces années, il n'y a pas eu d'augmentation du trafic.

 

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Souvent, l'augmentation de trafic survient après la mise en route de l'infrastructure. Cette conséquence est le souhait réel des promoteur de ces infrastructures : créer un besoin qui n'existait pas. D'autant plus que l'infrastructure est payé en tout ou en grande parti par de l'argent publique. Les coûts de fonctionnement eux aussi, rentrent dans la sphère publique. Donc, on peut dire que le transport est subventionné et qu'une forme de subvention, c'est justement la construction d'infrastructure par les collectivités.

 

En effet, peu de routes et de voies ferrés font parties du domaine privé. Et même si il y a une privatisation du rail, les voies restent dans le domaine publique avec la division entre RFF et la SNCF. Et l'état continue de subventionner des travaux pour des LGV qui seront en plus utilisées par des compagnies privés. Pour les autoroutes, c'est la même chose, c'est l'état qui a payé les constructions et c'est le privé qui en profite.

 

Avec cette subvention au transport, celui ne coûte plus rien. Donc c'est un facteur de délocalisation et de polarisation des économies. Bien sûr au détriment du local et j'ai envie de dire de l'écologie. Car, l'énergie que l'on ne consomme pas est la seul à mon sens réelle énergie verte. Ce raisonnement est valable pour le nucléaire puisque l'éléctricité que l'on produit est subventioné au 3/4 (voir le rapport de la cour des comptes).

 

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La grande infrastructure a souvent une pastille verte de développement durable. Par exemple, pour le Lyon Turin, celui ci est représenté comme un facteur d'intermodalité entre la route et le rail : il ferait disparaitre "600 000 camions des routes". Donc, pour ses promoteurs, il est nécessaire. Simplement, un simple calcul montre que ces 600 000 camions était le fret qui était acheminé par rail il y a 10 ans de cela. Ou aussi, l'exemple de la centrale nucléaire, comme l'EPR, par exemple qui réduit la masse de CO2 rejetée dans l'atmosphère. D'une part, si on développe un peu plus les énergies renouvelables on arrive au même résultat, et en plus on oublie de compter l'extraction d'uranium et'acheminement, etc. D'autre part, on oublie de dire que le co2, si il est dangereux pour l'effet de serre, n'est pas dangereux pour la santé, mais que tous les produits radioactifs rejetés dans l'eau et l'atmosphère, eux, sont dangereux pour la santé. Les grandes infrastructures obtiennent toujours des certifications BBC ou HQE. Par exemple pour l'aéroport notre dames des landes près de Nante. Pourtant la pollution engendrée par des chantiers de cette envergure est colossal. (béton, acier, aller retours des engins de chantier, etc...)(lien)

 

Enfin, essayer de définir une notion du grand projet inutile, c'est surtout démontrer que ces projets ne sont pas vitaux pour la société ; qu'il n'y a souvent aucune justifications logiques et que leur existence va allourdir la dette publique sans pour autant apporter un réel bénéfice. Pire, comme l'autoroute de Maurienne, ces projets détruisent plus le tissu économique qu'ils n'apportent de solutions. 

 

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 forum contre les projets inutiles (Bussoleno, 2011)

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 02:18

Nous avons constaté que beaucoup de problèmes sont survenus parce que notre société glisse vers un néo-libéralisme assez hégémonique. Au niveau environnemental, cela est une catastrophe car, les gens riches polluent plus que les gens pauvres (si le reste de la planète vit comme la population occidentale, il nous faudrait au moins 3 planètes). Les inégalités accelèrent la dégradation de l'environnement. C'est pourquoi, la lutte contre les inégalités sociales est une nécessité.

 

Pour autant, je ne suis pas pour une "planification écologique" et cela pour plusieurs raisons :

 

La planification écologique est axée sur la toute puissance régalienne de l'état. C'est un service publique de cet ordre qui a créé le réseau électrique que nous connaissons avec la mise en place de centrales nucléaires, c'est ce service publique qui a créé le réseau de LGV et d'autoroute dans tout le pays.

 

Pour l'énergie, aucune altenative n'a été développée et discutée. Le nucléaire est devenu un lobby d'état imposé. Un mode décentralisé de production d'énergie n'a jamais été à l'ordre du jour (dans ce cas de figure, le nucléaire ne peut pas être utilisé). 

 

Pour les infrastructures de transport, même si certaines sont utiles (en servant à désenclaver certains territoires), elle se sont toutes faites sous le dogme de la croissance et de l'augmentation de la productivité et des échanges. Aucune études réelles sur la justification de la construction de nouvelles infrastructures n'a été à  la base de leurs constructions.    

 

Ces infrastructures se sont faites sans l'avis de la population locale ou même contre l'avis de cette population. La population locale devant se résigner devant "l'intéret général".

 

Souvenons nous que les luttes se font d'abord au niveau local, et cela dans tous les pays. Par exemple, ceux qui combattent l'aéroport notre dame des landes, ceux qui combattent les LGV (pays Basques, val de Suse), ceux qui combattent les gaz de schiste, ou les centrales nucléaires (stop bugey) ou le fameux Larzac, ou le comité anti olympique d'annecy.(pourtant un projet de Sarkosy dans un département à droite)

 

L'avantage qu'ont les porteurs de ces projets, c'est qu'ils ont la presse pour eux : Pour le projet, la presse en parle puisque l'intéret est nationnal ; Mais pour l'opposition, la presse n'en parle pas, car c'est local ou seulement dans celle qui est régionale.  La presse, centralisée a l'excuse toute faite pour ne pas relayer l'information ou pire de la mettre au niveau d'une sous information, comme quelque chose qui venant d'une région, inferiorisait l'importance de l'information et la rendrait secondaire.

 

C'est pourquoi, la toute puissance d'un état centralisé conditionne aussi la presse; la presse nationale devient la seule importante reléguant la presse régionale à traiter seulement des faits divers sans importances. Les sujets de fonds devant être traité seulement par la première.

 

C'est pourquoi, si je suis favorable à un service publique fort, je suis contre son contrôle par l'état sans contre pouvoir fort. D'autre part, une région peut être apte à prendre des décisions importantes sans en avoir à en référer à une quelconque autorité centrale.

 

Car en effet, je crois que maintenant, nous  récoltons les effets pervers de ce productivisme centralisé. La privatisation de ces ensembles s'est fait uniquement par l'intermédiaire d'entreprises géantes, des super multinationales. D'une centralisation d'état, nous avons glissé à une centralisation de lobbies super puissants dont le but n'est plus seulement avoir un monopole sur l'état mais avoir celui du monde. Je prendrais l'exemple de la Générale Des Eaux qui après avoir été le n°1 Français est devenue,( en changeant de nom)  Vivendi puis Véolia, le n°1 mondial de l'eau. 

 

Si la survie du monde est à la décroissance, celle-ci sera liée à une décentralisation forcée basée sur une relocalisation de l'économie et bien sûr sur l'arrêt de tous les méga projets d'infrastructures inutiles. Cette relocalisation passera obligatoirement par une relocalisation culturelle qui sera une redécouverte des liens qui nous unissent et qui sera l'acceptation de la diversité culturelle. La décentralisation, c'est prendre en compte un environnement à taille humaine.   

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 la préceptorie Antonnienne de St Antoine de Ranvers à l'entrée du val de Suse où se situe une opposition farouche contre une ligne TGV entre Lyon et Turin.

 

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:37

On a jamais autant detruit la biodiversité que ces dernières années. Quelques exemples : les forêts primaires qui sont disparaissent comme des peaux de chagrin, comme en Amazonie mais aussi en Afrique (Gabon, Cameroun, Nigeria) ou qui sont super polluées par l'industrie pétrolière (Nigéria, lien). Que penser de l'immense continent qui s'est formé grâce aux déchets de plastiques essentiellement ? Mais aussi du dispositif REACH (lien)qui doit analyser 30 000 mollecules nouvelles et leurs effet dans le temps ; alors qu'on devrait en étudier au moins 100 000.

 

La disparition de la bio diversité, c'est aussi les milliers d'espèces d'incectes et d'êtres vivants qui sont encore plus petits qui disparaissent sans bruits. Pourtant, leurs utilités n'est plus à prouver. Sans eux, nous ne pouvons pas vivre. Je prendrai l'exemple d'un scolyte, le capricorne, connu pour détruire nos charpentes. Cet insecte a pour fonction de transformer les arbres morts en humus.

 

Combien de traitements ont été éffectués parce que la lutte contre le capricone est la norme? Ce que l'on dit moins, c'est qu'en plus de tuer les capricornes, ces traitements provoquent des cancers. Cela n'est qu'un exemple. La lutte contre la bio diversité prend la forme de desherbants, fongicides, insecticides et autres produits.

 

Parler de la bio diversité, c'est aussi la connaitre. Et c'est loin d'être le cas : combien d'espèces disparaissent sans qu'on ait eu la connaissance de leur existence ? et pas seulement Afrique ou en Amazonie. Par exemple en Suisse, il y a environ 600 espèces de Diptères (mouches) qui ont été recensées.

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 Permettre la connaissance de la bio-diversité : hôtel à insectes dans un jardin

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 14:26

 

logo2RBJ.jpgle 08, 02, 2012, avec une personne du collectif 38 contre les gaz de schiste, nous avons  tenu à Belley une réunion d'information contre la menace de la recherche et de  l'exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux conventionnels ou non -conventionnels.

 

la raréfaction du pétrole et le fait qu'on soit proche du pic de hubbert, fait que les petits gisements et les gisements non conventionnels (sables bitumineux et gaz ou huiles de schiste) deviennent rentables dû au fait que le pétrole est et deviendra de plus en plus cher.

 

Nous voyons que la zone du Bas Bugey est divisée en 2 . Le permis des moussières qui est permis de recherche conventionel et qui s'étend sur une grande parti du bugey mais aussi sur les communes savoyardes de lucey, chanaz et st pierre de curtille. Ausud de belley,la zone se partage en plusieurs permis non conventionels (lyon -annecy, blye)qui englobent plusieurs départements dont la Savoie et l'isère. (lien : stop gaz de schiste rhône alpes nord)

 

Pour les permis non conventionnels, les dangers proviennent de la fracturation hydraulique qui n'est pas interdite pour la recherche. Pour les permis conventionnels, le danger est surtout la pollution des eaux souterraines. En effet, un forage ne sera jamais étanche dans une roche karstique. Le bugey fait partie du Jura et est composé comme les préalpes de roches calcaires donc karstiques (fissures, gouffres, etc)

 

si face à la pression populaire le code minier la fracturation est interdite pour l'exploitation, de l'autre coté, il s'est assoupli pour les entreprises.

 

- Le nouveau code minier indique que les documents de prospections sont non communicables au public pendant 20ans

 

- Il propose des prolongations des autorisations de recherche pendant 20ans sans mise en concurrence (2 renouvellement de 5 ans en plus des 5 ans)

- Il ne fait référence à aucune sanction en cas de dommage à l’environnement ou de non respect des autorisations administratives lors de l’exploration.

 - le passage de la recherche à l'exploitation est simplifié

 

 

Face à la demande de l'instruction des permis de recherche dont blye et lyon annecy, qui concerne le sud du bugey et la savoie (aix les bains), la région est menacée.

 

communiqué de presse du 1er février :

 

 

Le gouvernement a demandé la semaine dernière l’accélération de l’instruction des demandes de permis de recherche d’hydrocarbure liquide ou gazeux de Blyes, Gex Sud, Montfalcon et Lyon – Annecy. Quoi que disent les autorités, il s’agit bien là de nouveaux permis de pétrole et gaz non conventionnel qui vont être accordés sur notre territoire.

 

PLUS DE LA MOITIÉ DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES MENACÉE


Les services de l’Etat ont reçu ordre de rouvrir l’instruction des permis qui avait été interrompue par la forte mobilisation citoyenne de l’année dernière. Ils disposent d’un délai d’à peu près un mois pour répondre. Après quoi les permis pourront être signés par le Ministère que l’avis des services soit favorable ou non.
La délivrance de ces nouveaux permis porterait à 8 le nombre de permis de recherche en Rhône-Alpes avec les permis accordés de Gex, Moussières et Lons le Saulnier et le permis en cours d’instruction de Montélimar Extension.

 

 

pour contrer cette menace, il est prévue une manifestation le 11 février 2012 à st julien en genevois et la constitution d'un comité local contre les forages d'hydrocarbures liquides ou gazeux bugey sud-savoie

stopforagesbugeysud@yahoo.fr

 

un co-voiturage est prévu le 11 - 02 devant bugey coté ferme à 8 h pour ceux qui veulent assister aux conférences, et à 12 h pour ceux qui veulent que participer au cortège.

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:50

 

Les plateaux du Haut Bugey  font parti de la chaîne du Jura qui a été formée par des sédiments qui se sont déposés pendant le secondaire. C'est donc une roche calcaire  de type karstique. Sous ces plateaux, il y a un réseau hydrique complexe qui est en grande parti inconnu.

(on connaît des exo-planète mais on connait très mal le réseau hydrique du Bugey) 

L'exemple est la résurgence de la rivière "le Groin" dont l'eau parcours plusieurs dizaines de kilomètres sous terre avant de sortir. Les plateaux du Jura comme le  Bugey sont parsemés de grottes, gouffres et rivières souterraines.

 

Le fait d'extraire un gaz ou une huile des couches inférieurs présente le risque de polluer le réseau hydrique du karst du Bugey. En gros, la pollution peut se retrouver n'importe où à des dizaines de kilomètres du forage et polluer y compris les sources d'eau potables.

 

L'extraction des gaz de schistes mais aussi du pétrole extrait des sables bitumineux sont des techniques coûteuses. Cela montre que l'ère de l'énergie fossile peu coûteuse est révolue. Les gaz de schistes comme les sables bitumineux sont les exemples concrets de ce qu'on appel le pic pétrolier, c'est à dire le moment où la demande en pétrole est plus importante que l'offre.

 

Je relaie donc l'appel à la manifestation fait par des collectifs, des associations mais aussi par Europe écologie les verts pour faire une marche de protestation à Lantenay le 9 octobre 2011 à 11 heures. (lien)

 

 

EELV-01 petit

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