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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 14:55

 

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Actuellement, une initiative citoyenne européenne pour le revenu de base est en court. Nous invitons les citoyennes et les citoyens à la soutenir : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

L'article 25 de a déclaration universelles des droits de l'homme de 1948 stipule : « toute personnes a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires (...) »

La définition du revenu de base telle qu'elle est définie dans le réseau mondial pour un revenu de base : « Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d'autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur la base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement. »

 

Dans une économie boostée par une productivité toujours plus importante, une croissance de 1,5% et une diminution constante des heures de travail effectuées par la population active permettait d'assurer un renouvellement des places de travail détruites par la hausse de la productivité.

 

Avec une stagnation de la croissance et des prévisions entre 0 et 0,7% pour les 20 prochaines années, on va assister à une augmentation du chômage, de la précarité et de la pauvreté dans des proportions encore inconnues jusqu'à maintenant.

De nouvelles mesures doivent être mise en place pour pallier la fin du plein emploi comme le revenu de base qui permet en outre de valoriser l'innovation et la créativité, indispensable pour anticiper le 21e siècle.

Le groupe local Europe écologie les verts du Bugey sud affirme sa volonté de mise en place pour toutes citoyennes et tous citoyens d'un revenu de Base universel, inconditionnel et cumulable avec d'autres revenus, y compris salariés, d'un montant suffisant pour vivre décemment.

http://revenudebase.info/2013/11/27/europe-ecologie-verts-soutien-au-revenu-universel-eelv/

 

http://revenudebase.info/2013/12/02/deputes-europens-soutien-initiative-europeenne/

 

Pour en savoir plus :

http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/le-revenu-de-base-une-solution-140630

 

http://revenudebase.info/2013/12/15/outil-democratiser-politique/

 

http://www.lavoixdesallobroges.org/societe/674-interview-emmanuel-coux-sur-le-revenu-de-base


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 10:13
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La mise en place du 3ème forum Européen contre les grands projets inutiles  à Stuttgart entre le 25 et 29 juillet, nous incite à réfléchir sur des mécanismes qui créeront une autre logique que celle de la fuite en avant par la construction de projets, souvent méga-projets destructeurs à la fois pour les finances publiques mais aussi pour l'environnement.
 
Le Revenu inconditionnel de base  fait parti de ceux-ci à la fois dans la forme puisque l'emploi généré par ces projets ne seront plus justifiés mais aussi dans le fond puisque il implique une autre logique sociétale qu'une croissance « boostée » par la construction de grandes infrastructures.
 
La logique du plein emploi incite l'état à subventionner les entreprises pour qu'elles embauchent. Cette subvention atteint plusieurs milliards d'euro par an, entamant
sérieusement le budget de l'état et des collectivités territoriales, amputant d'autres budgets comme le social ou l'éducation et augmentant sensiblement la dette de l'état avec tous ce que cela implique.
 
En parallèle, ce qui aussi entame sérieusement le budget de l'état et des collectivité
territoriales,  amputant aussi d'autres budgets comme le social ou l'éducation, augmentant aussi de façon pharaonique la dette de l'état, c'est la politique d'investissement dans de grandes infrastructures qui est actuellement de plus en plus contestées.
 
Cette politique d'investissement dans de grandes infrastructures vise une logique de l'augmentation de l'activité économique par les facilités induites par ce type de
projet : accroissement de la vitesse de l'échange par un nombre plus important d'aéroports ou de lignes TGV ; accroissement de l'offre énergétique par la construction de nouvelles centrales nucléaires ou le développement des gaz ou huiles de schiste.
 
Malgré la mécanisation et l'optimisation toujours plus important du travail (les guichetiers
sont remplacés par des machines, l'employé de bureau par des logiciels, etc), on espère que le développement de l'économie induit par l'utilisation de nouvelles infrastructures comblera ce déficit. 
 
Cela implique une croissance perpétuelle qui doit en plus être exponentielle. Ce qui, même si on ne tient pas compte que la terre est un espace limité, est impossible à tenir sur le moyen ou long terme.
 
Et nous vivons actuellement cela. Les symptômes en sont la récession que nous subissons. A cela devront bientôt s'ajouter les symptômes des limites terriennes par l'épuisement de nombreuses ressources  et les conséquences de la destruction de notre
écosystème.
 
Le revenu de base  est une des solutions pour sortir de cette spirale infernale. Il permet déjà aux classes les plus démunis d'avoir un revenu et donc de se substituer à une
politique désastreuse pour le plein emploi. Il rééquilibre une équité entre les bas et haut revenus par la redistribution.
 
 
En redistribuant, on va éviter la concentration donc on va rétablir une relocalisation de l'économie. En somme, on rétablie un cercle vertueux, où l'impôt ne favorise
pas seulement les entreprises les plus puissantes mais l'ensemble de l'économie.
Puis il permettra une évolution sociétale en privilégiant l'être plutôt que la possession matérielle tout en laissant le choix à l'individu (lien)  
 
Le revenu de base  permettra donc de stopper cette fuite en avant que sont la construction de grandes infrastructures inutiles pour accéder à une société plus respectueuse à la fois
de la nature, mais aussi du développement humain.

 

Une pétition (initiative citoyenne européenne) est en cours . Pour la signer, allez sur le site  : http://basicincome2013.eu/ubi/fr/

 

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 11:18

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L'avancée technologique importante des 60 dernières années n'a amélioré que partiellement la condition de vie de l'humanité mais nous a fait prendre conscience de la fragilité de notre écosystème et de l'empreinte écologique énorme que nous avons pour maintenir un semblant de train de vie.

 

Le jardin, qui est  le mirroir de la philosophie de l'homme vis à vis de la nature est entrain de changer. On passe ainsi d'un jardin où l'homme maîtrise complètement la nature à un îlot de liberté qu'on laisse à la nature.

 

Revirement de situation dans un contexte où l'homme a gagné son combat contre une nature qui était jadis hostile mais où cette victoire de l'homme ou défaite de la nature sauvage entraine finallement celle de l'homme par la destruction des écosystèmes. Comme un effet boomerang.

 

Redonner la place à la nature, c'est ce que propose quelques paysagistes comme  Gilles Clément avec son "jardin en Mouvement" qui redonne aux plantes le rôle centrale qu'elles avaient.

 

C'est aussi concevoir le jardin, dans sa définition persane, donc un espace clot, comme la représentation de notre monde fini. C'est la définition du jardin planètaire.

 

Redécouvrir le jardin, c'est redécouvrir aussi le rôle de la terre nourricière. C'est remettre en valeur ce lien de l'homme avec son jardin. Mais aussi de l'homme en tant qu'être social soucieux de préserver les ressources.

 

Si le jardin en mouvement est l'expression du néo-paysagisme comme on l'a vu plus haut, il doit a mon avis inclure une dimension vivrière et conviviale essentielle pour créer ce lien entre la nature et l'homme.

 

C'est ce que j'ai essayé de faire dans la mise en place des jardins partagé de Belley (01) avec l'association j'art d'ain partagé. Nous avons  la chance d'avoir une parcelle de plus de 7000 m2 qui a été l' ancien potager du séminaire de Belley. Celui-ci a été transformé en espace vert il y a 20/30 ans  puis, cet espace ne rentrant pas dans la définition de "l'espace vert" est devenu rapidement une friche par manque d'entretien.

 

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Après avoir redéfini cet espace comme "un jardin", c'est à dire un espace clot, il a fallut redonner une cohérence à cet ensemble en incluant les dimensions vivrières, conviales et naturelles.

 

 

Faire un jardin, c'est créer une relation entre l'homme et la nature dans un espace géographique donné. Pour cela, créer des formes simples avec des fonctions précises facilite ce lien : le jardin devient compréhensible. Un théatre de verdure qui est cercle parfait est au centre géographique de la parcelle.  Ce centre structure le jardin tout en amenant l'idée de transversalité des activités comme une idée forte.

 

La dimension naturelle se voit dans le contraste entre les parties travaillées et celles laissées libres. Elles sont de ce fait toutes les deux mises en valeurs.

 

Enfin la dimension vivrière se découvre par îlots, comme des clairières, entourées de zones sauvages qui servent de refuge aux insectes auxiliaires.

 

D'autres paramètres sont aussi importants comme l'énergie grise, la reversibilité.(Mais j'en parlerai plus longuement plus tard).(lien)

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 12:27

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Ce week end contre les forages d'hydrocarbure sur le plateau du Haut Bugey a été riche en rencontres. Le 14, la mobilisation éclair de Nantua a été un véritable succès malgré le froid, la pluie et la neige.(lien)

http://www.romandie.com/news/n/_Mobilisation_contre_les_forages_de_schiste_et_de_petrole_dans_l_Ain93141220121929.asp

 

Vidéo de la marche aux flambeau du 15 décembre au soir à Corcelle.

http://www.dailymotion.com/video/xvyr61_mobilisation-contre-les-forages-de-schiste-dans-l-ain_news 

 
et aussi sur France 5, à la 57 ème minutes, je suis avec Alain Chabrolle, conseiller régional et vice président à la région sur les questions de santé et d'environement. Nous étions entrain d'expliquer la problématique des forages dans un sol karstique sur le site de l'ancien forage de Corcelle de 1990. Esso rep avait alors fait 2 forages qui provoquèrent une pollution à la bentonite endommageant irréversiblement la ressource en eau des villages d'Outriaz et de Vieu d'Izenave tout proche.
(voir la 57 e minute)
  
Les forages entraineront des dégats importants sur le long terme : (en savoir plus, lien).

 

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Une écoute studieuse pendant les conférences le 15 et 16 décembre à Champdor
 
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Beaucoup d'élus ont participé a cette rencontre inter collectifs : citons les maires de Corcelle et de Lantenay (sur la photo), des conseillers generaux comme Christophe Bérardi (PS), des conseiller régionaux (UMP et EELV (photo)), et le vice président à la région Rhône Alpes en charge des questions de la santé et d'environnement (Alain Chabrolle, photo).
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A Nantua, le 14 décembre, les peuples ont été solidaire entre eux pour montrer leur détermination contre les forages d'hydrocarbures et la destruction de leur eau et de leur milieu naturel.

 

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 00:00

Affiche_Finie.jpgAvec la mise en place du 2e forum contre les grands projets inutiles à Notre Dames des Landes près de Nante, il est nécessaire de donner une définition de ce qu'est un " grand projet inutile".(lien)

 

L'idée du grand projet amène presque toujours à une idée de croissance à la fois économique mais aussi technologique. Car le grand projet est aussi un prototype, mais un prototype qui renforce la foi dans la science. C'est l'exemple qui montre qu'on peut encore plus surmonter les limites imposées par la nature.

 

Prenons par exemple le Lyon Turin, vaste infrastructure ferroviaire dont l'exploit technique est la création d'un immense tunnel à travers les Alpes. L'acceptation de ce projet a été guidé non pas par un sens logique - a-t on besoin d'une nouvelle infrastructure ? - mais par l'envie de posseder ou de voir exister un objet nouveau qui de part sa singularité aiguise la curiosité.

 

Ici, toutes les notions rationelles de coûts et de justifications de l'infrastructure ont été mises de coté. On nous a vendu une infrastructure comme un objet culturel 

On lui a même consacré un musée et des expositions itinérantes. La grande infrastructure rassure dans la possibilité de l'homme à maîtriser l'avenir.

 

La grande infrastructure a une fonction bien précise : elle doit booster l'économie et les échanges. D'ailleurs, si nous lisons bien les volontés des personnes qui souhaite cette infrastructure, nous voyons qu'elle est destinée à une augmentation des échanges et de l'activité. Dans le Lyon Turin, le report modal n'est pas destiné au trafic existant mais au surplus du trafic futur. Il y a environ 20 millions de tonnes qui passent à travers les tunnels routiers et ferroviaire du Fréjus et Mont blanc. Le Lyon Turin ferroviaire est conçu pour un trafic de 40 millions de tonnes.

 

D'ailleurs pour que le projet existe, il y a un flou entre l'augmentation existante du trafic et les voeux d'augmentation du trafic. La communication sur le Lyon Turin  reposait jusqu'en 2010 sur une augmentation de trafic dans les tunnels du mont blanc et du fréjus alors que celle ci n'existait plus depuis 1994. Et on ne parlait pas de petites augmentations mais carrément de doublement ou triplement du trafic. Ainsi les promoteurs du Lyon Turin avaiENt prévu un doublement du trafic entre 2000 et 2010.  Evidemment, pendant ces années, il n'y a pas eu d'augmentation du trafic.

 

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Souvent, l'augmentation de trafic survient après la mise en route de l'infrastructure. Cette conséquence est le souhait réel des promoteur de ces infrastructures : créer un besoin qui n'existait pas. D'autant plus que l'infrastructure est payé en tout ou en grande parti par de l'argent publique. Les coûts de fonctionnement eux aussi, rentrent dans la sphère publique. Donc, on peut dire que le transport est subventionné et qu'une forme de subvention, c'est justement la construction d'infrastructure par les collectivités.

 

En effet, peu de routes et de voies ferrés font parties du domaine privé. Et même si il y a une privatisation du rail, les voies restent dans le domaine publique avec la division entre RFF et la SNCF. Et l'état continue de subventionner des travaux pour des LGV qui seront en plus utilisées par des compagnies privés. Pour les autoroutes, c'est la même chose, c'est l'état qui a payé les constructions et c'est le privé qui en profite.

 

Avec cette subvention au transport, celui ne coûte plus rien. Donc c'est un facteur de délocalisation et de polarisation des économies. Bien sûr au détriment du local et j'ai envie de dire de l'écologie. Car, l'énergie que l'on ne consomme pas est la seul à mon sens réelle énergie verte. Ce raisonnement est valable pour le nucléaire puisque l'éléctricité que l'on produit est subventioné au 3/4 (voir le rapport de la cour des comptes).

 

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La grande infrastructure a souvent une pastille verte de développement durable. Par exemple, pour le Lyon Turin, celui ci est représenté comme un facteur d'intermodalité entre la route et le rail : il ferait disparaitre "600 000 camions des routes". Donc, pour ses promoteurs, il est nécessaire. Simplement, un simple calcul montre que ces 600 000 camions était le fret qui était acheminé par rail il y a 10 ans de cela. Ou aussi, l'exemple de la centrale nucléaire, comme l'EPR, par exemple qui réduit la masse de CO2 rejetée dans l'atmosphère. D'une part, si on développe un peu plus les énergies renouvelables on arrive au même résultat, et en plus on oublie de compter l'extraction d'uranium et'acheminement, etc. D'autre part, on oublie de dire que le co2, si il est dangereux pour l'effet de serre, n'est pas dangereux pour la santé, mais que tous les produits radioactifs rejetés dans l'eau et l'atmosphère, eux, sont dangereux pour la santé. Les grandes infrastructures obtiennent toujours des certifications BBC ou HQE. Par exemple pour l'aéroport notre dames des landes près de Nante. Pourtant la pollution engendrée par des chantiers de cette envergure est colossal. (béton, acier, aller retours des engins de chantier, etc...)(lien)

 

Enfin, essayer de définir une notion du grand projet inutile, c'est surtout démontrer que ces projets ne sont pas vitaux pour la société ; qu'il n'y a souvent aucune justifications logiques et que leur existence va allourdir la dette publique sans pour autant apporter un réel bénéfice. Pire, comme l'autoroute de Maurienne, ces projets détruisent plus le tissu économique qu'ils n'apportent de solutions. 

 

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 forum contre les projets inutiles (Bussoleno, 2011)

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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 02:18

Nous avons constaté que beaucoup de problèmes sont survenus parce que notre société glisse vers un néo-libéralisme assez hégémonique. Au niveau environnemental, cela est une catastrophe car, les gens riches polluent plus que les gens pauvres (si le reste de la planète vit comme la population occidentale, il nous faudrait au moins 3 planètes). Les inégalités accelèrent la dégradation de l'environnement. C'est pourquoi, la lutte contre les inégalités sociales est une nécessité.

 

Pour autant, je ne suis pas pour une "planification écologique" et cela pour plusieurs raisons :

 

La planification écologique est axée sur la toute puissance régalienne de l'état. C'est un service publique de cet ordre qui a créé le réseau électrique que nous connaissons avec la mise en place de centrales nucléaires, c'est ce service publique qui a créé le réseau de LGV et d'autoroute dans tout le pays.

 

Pour l'énergie, aucune altenative n'a été développée et discutée. Le nucléaire est devenu un lobby d'état imposé. Un mode décentralisé de production d'énergie n'a jamais été à l'ordre du jour (dans ce cas de figure, le nucléaire ne peut pas être utilisé). 

 

Pour les infrastructures de transport, même si certaines sont utiles (en servant à désenclaver certains territoires), elle se sont toutes faites sous le dogme de la croissance et de l'augmentation de la productivité et des échanges. Aucune études réelles sur la justification de la construction de nouvelles infrastructures n'a été à  la base de leurs constructions.    

 

Ces infrastructures se sont faites sans l'avis de la population locale ou même contre l'avis de cette population. La population locale devant se résigner devant "l'intéret général".

 

Souvenons nous que les luttes se font d'abord au niveau local, et cela dans tous les pays. Par exemple, ceux qui combattent l'aéroport notre dame des landes, ceux qui combattent les LGV (pays Basques, val de Suse), ceux qui combattent les gaz de schiste, ou les centrales nucléaires (stop bugey) ou le fameux Larzac, ou le comité anti olympique d'annecy.(pourtant un projet de Sarkosy dans un département à droite)

 

L'avantage qu'ont les porteurs de ces projets, c'est qu'ils ont la presse pour eux : Pour le projet, la presse en parle puisque l'intéret est nationnal ; Mais pour l'opposition, la presse n'en parle pas, car c'est local ou seulement dans celle qui est régionale.  La presse, centralisée a l'excuse toute faite pour ne pas relayer l'information ou pire de la mettre au niveau d'une sous information, comme quelque chose qui venant d'une région, inferiorisait l'importance de l'information et la rendrait secondaire.

 

C'est pourquoi, la toute puissance d'un état centralisé conditionne aussi la presse; la presse nationale devient la seule importante reléguant la presse régionale à traiter seulement des faits divers sans importances. Les sujets de fonds devant être traité seulement par la première.

 

C'est pourquoi, si je suis favorable à un service publique fort, je suis contre son contrôle par l'état sans contre pouvoir fort. D'autre part, une région peut être apte à prendre des décisions importantes sans en avoir à en référer à une quelconque autorité centrale.

 

Car en effet, je crois que maintenant, nous  récoltons les effets pervers de ce productivisme centralisé. La privatisation de ces ensembles s'est fait uniquement par l'intermédiaire d'entreprises géantes, des super multinationales. D'une centralisation d'état, nous avons glissé à une centralisation de lobbies super puissants dont le but n'est plus seulement avoir un monopole sur l'état mais avoir celui du monde. Je prendrais l'exemple de la Générale Des Eaux qui après avoir été le n°1 Français est devenue,( en changeant de nom)  Vivendi puis Véolia, le n°1 mondial de l'eau. 

 

Si la survie du monde est à la décroissance, celle-ci sera liée à une décentralisation forcée basée sur une relocalisation de l'économie et bien sûr sur l'arrêt de tous les méga projets d'infrastructures inutiles. Cette relocalisation passera obligatoirement par une relocalisation culturelle qui sera une redécouverte des liens qui nous unissent et qui sera l'acceptation de la diversité culturelle. La décentralisation, c'est prendre en compte un environnement à taille humaine.   

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 la préceptorie Antonnienne de St Antoine de Ranvers à l'entrée du val de Suse où se situe une opposition farouche contre une ligne TGV entre Lyon et Turin.

 

 

 

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 13:37

On a jamais autant detruit la biodiversité que ces dernières années. Quelques exemples : les forêts primaires qui sont disparaissent comme des peaux de chagrin, comme en Amazonie mais aussi en Afrique (Gabon, Cameroun, Nigeria) ou qui sont super polluées par l'industrie pétrolière (Nigéria, lien). Que penser de l'immense continent qui s'est formé grâce aux déchets de plastiques essentiellement ? Mais aussi du dispositif REACH (lien)qui doit analyser 30 000 mollecules nouvelles et leurs effet dans le temps ; alors qu'on devrait en étudier au moins 100 000.

 

La disparition de la bio diversité, c'est aussi les milliers d'espèces d'incectes et d'êtres vivants qui sont encore plus petits qui disparaissent sans bruits. Pourtant, leurs utilités n'est plus à prouver. Sans eux, nous ne pouvons pas vivre. Je prendrai l'exemple d'un scolyte, le capricorne, connu pour détruire nos charpentes. Cet insecte a pour fonction de transformer les arbres morts en humus.

 

Combien de traitements ont été éffectués parce que la lutte contre le capricone est la norme? Ce que l'on dit moins, c'est qu'en plus de tuer les capricornes, ces traitements provoquent des cancers. Cela n'est qu'un exemple. La lutte contre la bio diversité prend la forme de desherbants, fongicides, insecticides et autres produits.

 

Parler de la bio diversité, c'est aussi la connaitre. Et c'est loin d'être le cas : combien d'espèces disparaissent sans qu'on ait eu la connaissance de leur existence ? et pas seulement Afrique ou en Amazonie. Par exemple en Suisse, il y a environ 600 espèces de Diptères (mouches) qui ont été recensées.

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 Permettre la connaissance de la bio-diversité : hôtel à insectes dans un jardin

 

 

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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 14:26

 

logo2RBJ.jpgle 08, 02, 2012, avec une personne du collectif 38 contre les gaz de schiste, nous avons  tenu à Belley une réunion d'information contre la menace de la recherche et de  l'exploitation des hydrocarbures liquides ou gazeux conventionnels ou non -conventionnels.

 

la raréfaction du pétrole et le fait qu'on soit proche du pic de hubbert, fait que les petits gisements et les gisements non conventionnels (sables bitumineux et gaz ou huiles de schiste) deviennent rentables dû au fait que le pétrole est et deviendra de plus en plus cher.

 

Nous voyons que la zone du Bas Bugey est divisée en 2 . Le permis des moussières qui est permis de recherche conventionel et qui s'étend sur une grande parti du bugey mais aussi sur les communes savoyardes de lucey, chanaz et st pierre de curtille. Ausud de belley,la zone se partage en plusieurs permis non conventionels (lyon -annecy, blye)qui englobent plusieurs départements dont la Savoie et l'isère. (lien : stop gaz de schiste rhône alpes nord)

 

Pour les permis non conventionnels, les dangers proviennent de la fracturation hydraulique qui n'est pas interdite pour la recherche. Pour les permis conventionnels, le danger est surtout la pollution des eaux souterraines. En effet, un forage ne sera jamais étanche dans une roche karstique. Le bugey fait partie du Jura et est composé comme les préalpes de roches calcaires donc karstiques (fissures, gouffres, etc)

 

si face à la pression populaire le code minier la fracturation est interdite pour l'exploitation, de l'autre coté, il s'est assoupli pour les entreprises.

 

- Le nouveau code minier indique que les documents de prospections sont non communicables au public pendant 20ans

 

- Il propose des prolongations des autorisations de recherche pendant 20ans sans mise en concurrence (2 renouvellement de 5 ans en plus des 5 ans)

- Il ne fait référence à aucune sanction en cas de dommage à l’environnement ou de non respect des autorisations administratives lors de l’exploration.

 - le passage de la recherche à l'exploitation est simplifié

 

 

Face à la demande de l'instruction des permis de recherche dont blye et lyon annecy, qui concerne le sud du bugey et la savoie (aix les bains), la région est menacée.

 

communiqué de presse du 1er février :

 

 

Le gouvernement a demandé la semaine dernière l’accélération de l’instruction des demandes de permis de recherche d’hydrocarbure liquide ou gazeux de Blyes, Gex Sud, Montfalcon et Lyon – Annecy. Quoi que disent les autorités, il s’agit bien là de nouveaux permis de pétrole et gaz non conventionnel qui vont être accordés sur notre territoire.

 

PLUS DE LA MOITIÉ DE LA RÉGION RHÔNE-ALPES MENACÉE


Les services de l’Etat ont reçu ordre de rouvrir l’instruction des permis qui avait été interrompue par la forte mobilisation citoyenne de l’année dernière. Ils disposent d’un délai d’à peu près un mois pour répondre. Après quoi les permis pourront être signés par le Ministère que l’avis des services soit favorable ou non.
La délivrance de ces nouveaux permis porterait à 8 le nombre de permis de recherche en Rhône-Alpes avec les permis accordés de Gex, Moussières et Lons le Saulnier et le permis en cours d’instruction de Montélimar Extension.

 

 

pour contrer cette menace, il est prévue une manifestation le 11 février 2012 à st julien en genevois et la constitution d'un comité local contre les forages d'hydrocarbures liquides ou gazeux bugey sud-savoie

stopforagesbugeysud@yahoo.fr

 

un co-voiturage est prévu le 11 - 02 devant bugey coté ferme à 8 h pour ceux qui veulent assister aux conférences, et à 12 h pour ceux qui veulent que participer au cortège.

 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 10:50

 

Les plateaux du Haut Bugey  font parti de la chaîne du Jura qui a été formée par des sédiments qui se sont déposés pendant le secondaire. C'est donc une roche calcaire  de type karstique. Sous ces plateaux, il y a un réseau hydrique complexe qui est en grande parti inconnu.

(on connaît des exo-planète mais on connait très mal le réseau hydrique du Bugey) 

L'exemple est la résurgence de la rivière "le Groin" dont l'eau parcours plusieurs dizaines de kilomètres sous terre avant de sortir. Les plateaux du Jura comme le  Bugey sont parsemés de grottes, gouffres et rivières souterraines.

 

Le fait d'extraire un gaz ou une huile des couches inférieurs présente le risque de polluer le réseau hydrique du karst du Bugey. En gros, la pollution peut se retrouver n'importe où à des dizaines de kilomètres du forage et polluer y compris les sources d'eau potables.

 

L'extraction des gaz de schistes mais aussi du pétrole extrait des sables bitumineux sont des techniques coûteuses. Cela montre que l'ère de l'énergie fossile peu coûteuse est révolue. Les gaz de schistes comme les sables bitumineux sont les exemples concrets de ce qu'on appel le pic pétrolier, c'est à dire le moment où la demande en pétrole est plus importante que l'offre.

 

Je relaie donc l'appel à la manifestation fait par des collectifs, des associations mais aussi par Europe écologie les verts pour faire une marche de protestation à Lantenay le 9 octobre 2011 à 11 heures. (lien)

 

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 22:17

Décidant de fuir la réalité avec cette crise économique à n'en plus finir, je décidais de lire "Tignes en toutes lettre" le dernier de 2011, journal municipal d'information de la ville de Tignes. Je tombe sur un article sur le glacier (le glacier de la grande motte, sommet culminant à plus de 3500 m d'altitude). C'est sur ce glacier que l'on fait du ski d'été. J'apprends sur cet article deux informations fondamentales : la première est que la fonte des glaces a été de 20 mètres d'épaisseur en 10 ans et la deuxième est qu'on a battu le record du plus faible enneigement depuis 30 ans (2, 63 m à Tignes ).

Tignes est l'antarctique de la Savoie, c'est à dire que c'est un des points les plus froid de Savoie. Cet article est d'autant plus pessimiste que c'est un article qui vient d'une station de ski et de marchands de neige. D'habitude, ce sont les derniers à parler de réchauffement climatique et d'avenir incertain d'un point de vue économique! D'autant plus que si Tignes est touché, l'ensemble des Alpes tomberont avant cette station...

 

Déjà, en 2007, on se préoccupait de l'avenir de ce glacier qui avait perdu quelques pistes : http://www.haute-tarentaise.net/t436-tignestignes-en-toutes-lettres-editorial

et à lire absolument ce très bon article sur la fonte du glacier et l'avenir climatique des stations (lire aussi les commentaires)

http://www.haute-tarentaise.net/t51-tignesl-avenir-du-glacier-de-grande-motte

ou (lien)

- Remarque : le petit age glacière se situe entre 1500 et 1850.

 

Si on s'inquiète pour Tignes qui sera je le pense la station la mieux placée face à un réchauffement climatique, cela veut dire que toute l'activité économique de montagne est à revoire non pas sur le long terme, mais aussi à plus court terme.

montagne-0607.JPG le col du mont cenis 2000m d'altitude, une semaine après la fermeture de val cenis en mai 2011

remarquer le niveau d'enneigement

 

un panorama sur la fonte des glaciers : http://www.fedre.org/de/content/la-fonte-des-glaciers

 

Toute l'explication scientifique:http://www.glaciers-climat.fr/News/News.html (lien)

et une interview interessante sur la télévision suisse romande : lien

 

Les glaciers ont aussi une importance sur la flore et les cultures car ils sont des châteaux d'eau (les régions froides permettent de retenir l'eau sous forme de neige ou de glace et de la libérer pendant les périodes de chaleur et de sécheresse.

La fonte des glaciers accélère l'érosion car le permafrost se réchauffe et la terre n'est plus tenue. Et enfin ,elle agit sur la faune et la flore.

 

Ce qui arrive pour les glaciers qui aura des conséquences dramatiques était prévisible. Cela était annoncé depuis 20 ou 30 ans. Au lieu d'agir, les gouvernants ont joué à l'autruche.

 Nous pouvons éviter le pire, le "retour à l'âge des caverne". Pour cela prenons notre destin en main et agissons!

Les chimères d'une croissance illimité nous amènent à une récession!

Ce n'est pas nos enfants ou nos petits enfants ou nos descendants qui en subiront les conséquences, mais nous!

 

 

 

 

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Published by emmanuelcoux.over-blog.com - dans environnement
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